2012 02-Le changement

Éditorial
Le changement
Daniel Pezat

Le changement a le don, pour beaucoup, d’agacer. Personne n’aime changer ses habitudes. La résistance au changement, c’est bien connu, est la bête noire des chefs d’entreprise comme des politiciens. Cette résistance peut aussi nous protéger de leurs projets qui, disons-le, sont parfois inquiétants.

Qui n’a pas entendu  dire : « Ç’a toujours été de même! »  Peu importe les raisons ou les causes, le blocage est presque  automatique. Nos dirigeants masquent cette résistance sous une apparente ouverture d’esprit : « C’est une avenue intéressante, je vais y penser » ou « C’est un beau projet mais il faudra consulter avant », finalement, le temps passe, les gens trop occupés oublient. En fin de compte, la bonne idée, le beau projet finissent aux oubliettes ou comme on dit se retrouve sur les tablettes.

Le changement, comme la mort ou les impôts, ne peut être évité. Est-il pour autant si mauvais? Bien que pas toujours agréable et à l’occasion embarrassant, il peut aussi être positif. Un mariage ou la naissance d’un enfant, tout comme une promotion dans notre vie professionnelle sont des exemples, souvent heureux. Ils sont plus faciles à accepter que d’autres négatifs, comme un divorce ou la mort. Bon ou mauvais, gai ou triste, tout changement qui se produit dans la vie d’une personne ou au sein d’une organisation impose qu’on s’y adapte et qu’on s’en occupe.

La vie n’est que changement. Rien n’est vraiment invariable. Toutes les organisations qui veulent grandir sont appelées à se modifier. Nous avons tous constaté, un jour ou l’autre au sein de notre entreprise ou de notre groupe de travail, des signes de changement comme des variations dans le personnel, l’augmentation ou la diminution du financement et la création de nouveaux projets correspondants mieux aux besoins des membres. Si une organisation ne réagit pas, elle aura des difficultés et finira par disparaître. Les gens tout comme les organisations doivent être conscients que des changements sont en cours et qu’ils doivent s’y adapter.

C’est bien connu : « Tout  passe, tout casse, tout lasse ». Presqu’un hymne au changement. C’est encore plus vrai de nos jours, où l’Internet et la télévision aidant, nos habitudes de consommateurs sont bousculées. Les publicités agressives veulent nous faire croire que changer pour changer est bon pour nous. Dans l’esprit des publicitaires, changement est synonyme de plus de profits. Par contre, changer nos habitudes de consommation pour préserver l’environnement, pour limiter nos dépenses ou pour améliorer notre santé et notre qualité de vie, même si ça va à l’encontre du marketing tout azimut, ne peut qu’être bénéfique pour nous.

Bien évidemment, il y a les changements climatiques. L’hiver que nous vivons en est un bel exemple. Que nous le voulions on non, il nous faut nous y adapter. Cela ne veut pas dire  de rester les bras croisés à nous lamenter. Les hivers d’antan reviendront-ils? Nul ne le sait. Ce qui est certain, ces bouleversements des saisons relèvent de notre  responsabilité collective.

Le paysage politique au Québec ne fait pas exception. Voilà que nos habitudes d’électeurs endormis sont soudain mises à mal. La douce somnolence du vieux système du bipartisme est en train de battre de l’aile. Voici que nous avons quatre partis politiques, sans compter toutes les nuances des partis vert ou gauchisants. Ils affichent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Gros changements à l’horizon politique des québécois. Nous allons avoir, résistance au changement ou pas, à réfléchir, à faire des choix. Ce sera douloureux pour certains, plus facile pour d’autres, mais nous avons tous à faire cet exercice.

Dans le domaine des communications, tout  évolue  très vite. Si quelque chose a changé et changé nos vies, ce sont bien les moyens de communication mis à notre portée. Qui voudrait revenir en arrière? Internet et ses gadgets, IPhone, IPad, téléphone intelligent, sans parler des réseaux sociaux. Les ignorer serait vouloir vivre sur une autre planète. Nous ne devons pas pour autant en devenir les esclaves dociles. Ce ne sont que des outils mis à notre disposition.

À nous de faire les meilleurs choix. R

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