2012 12-Si j’étais

Édito.
Si j’étais…
Daniel Pezat

À un moment ou à un autre de notre vie, nous avons tous voulu changer le monde. Combien n’ont fait que le rêver? Combien de coups de folie douce avons-nous manqués? Je suis convaincu que si le rêve était un carburant, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de guerre. Non, mais pensez-y, pas besoin de pétrole, pas de pollution, pas de trafic sur les routes. Nous voyagerions par l’esprit… Bon, d’accord, il y en a qui n’iraient pas loin. Mais tout de même, ce serait pas mal plus drôle pour la planète malade que nous avons.

Comme tous les enfants, j’avais la cervelle en ébullition. Entre deux sottises, je rêvais, trop souvent à l’école, au désespoir de mes enseignants : « Tu me copieras cent fois : Je ne dois pas rêvasser en classe »; au bout de dix lignes, j’avais déjà les yeux dans le vague, la tête ailleurs.

Plus âgé, je rêvais d’un monde où l’argent n’existerait pas. Tous y faisaient du troc ou partageaient avec les autres. Le plein emploi garanti. À la réflexion, ce n’était pas si fou. Pas d’argent égale pas de banque, pas d’impôt, pas de monde de la finance, pas de Wall Street. Tout le monde se moquerait bien des cours de la bourse et des fluctuations du dollar.

À l’adolescence, nous étions quatre garçons fous de voile, de voiliers et de voyages. Nous voulions faire le tour du monde. Cap à l’ouest pour prendre les Alizés. La vie, les circonstances et les filles ont eu raison de ce rêve. Dans ce temps-là, il y a eu la période de l’île déserte, une case sous les cocotiers, la pêche et un jardin. Se faire face, avoir le temps de prendre ses mesures.

Même aujourd’hui, le rêve fait partie de ma vie. La paix sur terre, un fichu de bel objectif non? Le Moyen-Orient sans attentats-suicides, les États-Uniens, les Russes, les Chinois et tous les autres joueraient dans leur cour sans se mêler des bébelles des voisins. Il nous faudrait un super gendarme. Quelque chose comme des extraterrestres qui botteraient le bas du dos des semeurs de trouble.

Un monde où la politique et les politicailleux n’existeraient pas. Imaginons le télé-journal sans nouvelles politiques. Juste trente minutes de bonnes nouvelles. C’est vrai, les discussions autour de la table, le dimanche, seraient moins animées. Le ton monte moins vite, quand on discute de la minceur des pelures de pommes de terre que du dernier blabla du ministre de je ne sais quoi. Avouez, tout de même, que ce serait plus reposant.

Pour finir en beauté cet éditorial sans queue ni tête, si je devenais comme ça, comme par magie, le premier ministre du Québec, du Canada, d’Utopie ou du Pays des merveilles, jamais plus un enfant n’aurait faim ni peur.

Je nommerais Charlie Brown à la culture, Lucky Luke à la sécurité publique et j’armerais la police de pistolets à eau. Le Magicien d’Oz serait aux finances, Robin des Bois à la justice et la femme bionique à la condition féminine. Il me semble que l’on ne s’ennuierait pas! Tarzan serait ministre de l’environnement et Marge Simpson, de la famille; bien sûr, Bart et Annie Brocoli seraient à l’éducation. Le bon docteur Wilby aurait la responsabilité de la santé. Le Grand Schtroumpf serait en charge des aînés et Obélix, des sports. Bugs Bunny s’occuperait du commerce et le Coyote, de l’industrie. Aux communications, je verrais bien Gérard D. Laflaque.

À l’opposition, Picsou, M. Burns et Bob Cash-Flow. Je créerais le ministère de l’humour et mettrais Oncle Georges à sa tête. Sol s’occuperait des sans-abri et Mickey Mouse serait président de l’Assemblée.

Si j’étais premier ministre, je ferais le tour des garderies pour lire de belles histoires aux enfants et j’aurais des friandises plein les poches. Le  conseil des ministres se tiendrait à la Ronde. Je ferais servir de la pizza, des sundaes au caramel et on boirait de l’orangeade. Il n’y aurait plus de voleur puisqu’il n’y aurait rien à voler. L’école ne serait plus obligatoire et la crème glacée serait gratuite.

Je ne suis pas le premier ministre et ne le serai jamais. Dommage, nous nous serions bien amusés.

Qu’importe, c’est Noël, chantons, rions, faisons la fête!
Tous mes vœux de bonheur et de santé à vous tous, gens de Lingwick!
Joyeux Noël, bonne et heureuse année! R

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