2015-02-La solidarité lingwickoise

Éditorial  
La solidarité lingwickoise  
Catherine Bouffard

Quand je repense à la journée du 6 décembre 2014, il se passe quelque chose dans mon cœur, même après plus de deux mois. Et je sais que je ne suis pas la seule à qui ça arrive.

Dès la première réunion pour nous faire part du projet, l’enthousiasme que les gens présents démontrent ne peut laisser personne indifférent. Il se passe quelque chose, quelque chose de merveilleux. En pensant au Village de Noël à venir, une douce folie m’habite, ça me donne le goût de faire mon sapin dès le début du mois de novembre; ce qui n’est  pas habituel pour moi!

Les jours passent, le 6 décembre approche de plus en plus. On est fébrile. Chaque organisme prépare son kiosque, son activité. Les organisateurs nous supportent. On décore le village à coup de fins de semaine, selon notre disponibilité. Chaque rencontre est empreinte de joie, d’échanges, de bonne humeur.

Ce plaisir à se côtoyer pour faire de cette journée une réussite. Ne comptant pas les heures ni les jours. Pour certaines personnes, ça a été un investissement à temps plein durant les dernières semaines. Je vous en remercie.

Le grand jour arrive enfin! Tout le monde est là, les bénévoles comme les visiteurs. Tous ont un grand plaisir à faire partie de la fête. Même le père Noël sent cette fébrilité qui nous habite, cette solidarité qui nous soude les uns aux autres. Le lendemain matin, à –15°C, on enlève quelques déco. On termine le tout quelque part en janvier. Encore une fois, dans la bonne humeur et les souvenirs, cette fois. Seul vestige qui reste, notre Nounours, grand et fier de la fête au village.

Cette solidarité, ces gens qui mettent tout leur cœur pour créer une journée mémorable me rappelle l’ambiance qui régnait quand il y avait la grosse fin de semaine des Gais Lurons. Je revoie ma mère et ses coéquipiers planifier, organiser et s’assurer que tout se déroule comme prévu pour recevoir des gens venus de partout.

Cette solidarité, je l’ai constaté au Village de Noël, mais je sais qu’elle existe aussi à plus petite échelle. À l’intérieur de chaque organisme ou de groupes de personnes, d’amis. Je pense à des personnes au grand cœur qui vont visiter des amis malades. Je pense aussi à ceux qui offrent d’aller reconduire quelqu’un parce qu’il ou qu’elle ne possède pas d’auto. Toutes ces petites attentions qui font du bien au cœur de celui qui reçoit  autant qu’à celui qui donne. Je la vois aussi lors de l’organisation des brunchs ou des tournois de base-ball poches pour ne nommer que ceux-là. Cette solidarité qui nous est propre, avec laquelle nous nous nourrissons.

Je ne vous apprend rien en vous disant que nous sommes une petite municipalité de 464 habitants, selon le site Web de la municipalité. De ce nombre, au moins 10 % sont bénévoles dans le canton. Donc au moins 46 personnes. En comparaison avec Sherbrooke qui compte 159 448 habitants, ont-ils 15 945 bénévoles? J’en doute.

Mon travail m’a amené à m’expatrier en dehors du canton pour plus de vingt ans. Par contre, j’avais besoin d’y revenir régulièrement pour me ressourcer, voir les miens. Respirer le bon air de la campagne, en ne sachant pas que j’allais revenir y vivre. La vie en a décidé autrement et j’en suis bien contente. Oui, je suis fière de vivre ici, de m’impliquer dans la vie communautaire de notre beau canton. Un très grand merci à tous ceux et celles qui ont à cœur un canton où il fait bon vivre. Je suis heureuse de vous côtoyer.

Je serai assurément là le 5 décembre 2015 pour répéter l’événement. Et vous, y serez-vous? Pour entretenir la magie, Valentine fait de beaux yeux à tous les passants. R

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *