2015-04-Le registre des armes

Édito
Le registre des armes
André Mathieu

Le massacre de l’école polytechnique a fait réagir le gouvernement fédéral et le registre des armes d’épaule est né. Il fallait faire quelque chose. C’était il y a 25 ans.

Le budget prévu fut multiplié et le résultat pas très convainquant. Les policiers consultent le registre mais les crimes ont-ils diminué? Les criminels enregistrent-ils leurs armes, qu’elles soient légales, illégales, modifiées ou armes de poing? Une arme enregistrée peut aussi servir au crime par un désaxé. Des crimes se commettent aussi sans armes à feu.
Les canadiens ont payé pour le registre qui sera détruit par M. Harper. Notre gouvernement au Québec, avec l’appui de tous les autres partis, veut investir 30 millions (ou plus) dans une autre aventure semblable. La ministre Thériault estime que c’est essentiel au travail policier.

L’urgence d’agir lors d’une crise n’a pas donné le résultat espéré et on va répéter la chose. Le désir de gagner des élections peut entraîner bien des dérapages aussi. Le Québec doit-il se doter de son propre registre avec une facture indéterminée? Nous sommes en temps d’austérité, ne l’oublions pas. Le permis de possession et d’acquisition d’armes est une mesure utile pour savoir qui détient des armes.

Ne doit-on pas dire au premier ministre Harper que son conseil d’avoir des armes à feu pour se protéger dans les campagnes ou zones éloignées, ce n’est plus de notre temps, c’est un retour dans le far-west.

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