2017 05-Fausses nouvelles

Éditorial     Fausses nouvelles?     André Mathieu

Information et fausses nouvelles

De nos jours, l’information prend quelques secondes pour faire le tour de la terre. Nous sommes submergés par le flot continu de nouvelles de la radio-télévision, journaux et revues qui se montrent plutôt crédibles, mais qu’en est-il des médias sociaux, Facebook, YouTube et autres?

Naïveté ou malhonnêteté?

 N’importe qui peut dire n’importe quoi dans le but de tromper ou retransmettre des faussetés en toute naïveté. Autant les médias sociaux peuvent abriter des fraudeurs de toutes espèces (abus sexuels, pornographie juvénile, fraudes monétaires ou autres), autant les opinions et nouvelles rapportées peuvent être d’une exactitude douteuse ou même malhonnêtes.

Prenons l’exemple du président du pays le plus puissant (notre voisin) : ses affirmations sont difficiles à vérifier car il a changé d’idée à de multiples reprises pendant la campagne électorale, souvent la même journée. Il a bâti sa campagne sur des faussetés. Les Américains veulent le croire, peut-être que c’est le sauveur du pays. Les fausses accusations sur sa rivale sont sorties à point. Les journalistes crédibles ont été accusés de faire des fausses nouvelles alors que c’est l’inverse qui s’est produit. Maintenant, les traités commerciaux adoptés depuis longtemps seraient voleurs d’emplois de nos voisins et il faudra renégocier le commerce du bois d’oeuvre, des produits laitiers et manufacturés. Il accuse le Canada de voler son pays. Comme fausse nouvelle, difficile de faire mieux. Et pourtant, personne ne le croyait l’automne dernier, avant qu’il soit élu. Peut-on aller plus loin avec des faussetés? Président des États-Unis?

L’information en général, (nouvelle, chronique, éditorial, article d’opinion) doit être vérifiée; ce n’est pas parce que c’est écrit ou diffusé que c’est vrai, il faut douter souvent et essayer de voir d’où vient la nouvelle, qui l’a diffusée, etc. C’est facile de détecter les astuces et montages truqués dans les médias sociaux. Une théorie trop belle pour être vraie, normalement elle est fausse. Le malhonnête aura la satisfaction de se croire important si les lecteurs ne réfutent pas. Et les gens croient beaucoup sans se questionner.

Un journaliste doit faire une recherche avant de composer et publier son article. Sa réputation et sa crédibilité sont en jeu. Lui-même va s’assurer de la fiabilité de sa source d’information, deux fois plutôt qu’une. Faut-il que le lecteur accepte sans douter? Pas du tout, les moyens de vérifier sont à sa portée, l’internet étant si facile à consulter. Prudence toutefois, les médias sociaux comme première source d’information, ce n’est pas d’une fiabilité exemplaire, pas plus fiable que l’inconnu qui l’utilise pour tromper. R