2017 06-Les milléniaux

Éditorial     Les milléniaux sont nés entre 1981 et 2001.     André Mathieu

Ils sont les plus jeunes à pouvoir voter, ils sont plus renseignés que les générations précédentes et savent ce qu’ils veulent; ils communiquent comme jamais auparavant. Leurs téléphones intelligents les aident, ces instruments sont indispensables (textos, photos et tout le reste), pour 80 $ par mois. J’oubliais l’organisation des manifestations, on se souvient tous des carrés rouges, il y a cinq ans.

Ce sont les milléniaux qui ont contesté les frais de scolarité, même demandé la gratuité au niveau universitaire, étant donné qu’ils sont l’avenir de la société. Ils ont accusé les plus vieux d’avoir tout reçu autrefois et de ne faire aucun effort maintenant. Ils oubliaient les mesures sociales adoptées par les aînés (entre autres, les garderies et les congés parentaux dont ils profiteront s’ils ont des enfants bien entendu). Les systèmes d’éducation et de santé sont adéquats selon les moyens dont dispose la société. Il est à noter que les carrés rouges ont renversé les libéraux de Jean Charest, aidés de Pauline Marois et sa parade de casseroles. De courte durée cependant, le gouvernement du PQ (Parti Québécois) a-t-il rempli ses promesses vis-à-vis des étudiants?

Les milléniaux sont-ils des enfants-rois? Ce dont ils jouissent aujourd’hui dépend de leurs parents et de l’État. C’est normal que les parents veuillent donner plus à leurs enfants que ce qu’ils ont eu dans leur jeunesse. Le niveau de vie d’aujourd’hui est bien supérieur à celui d’autrefois, au grand mérite de ceux qui ont travaillé pour l’obtenir et en faire profiter leurs enfants.

Le Journal des Affaires a fait une enquête auprès de cette génération (entre 16 ans et 36 ans) pour apprendre ce que veulent ces jeunes comme emploi et les moyens susceptibles de les attirer.
1- Aller au travail doit être valorisant et non une corvée.
2- Le travail doit être un défi.
3- Le titre du poste est important.
4- Travailler pour une firme importante.

Si on résume : avoir un emploi de rêve en commençant et éviter le bas de l’échelle pour prouver sa valeur et sa performance et ainsi mériter les promotions qui viendront avec l’expérience et le travail. Il faut tout et tout de suite. La patience n’est pas de cette génération.

Travailler et travailler encore, à des emplois moins glorieux au début, faire ses preuves et accéder à des responsabilités supérieures et peut-être à l’emploi de rêve. Patience et travail sont des mots à retenir.

Les milléniaux ne sont pas d’une génération spéciale ou plus brillante, on ne peut comparer les générations et c’est bien ainsi.

Un fait revient souvent : tous veulent être mieux que leurs parents et croient qu’ils le sont, l’ont été ou le seront. C’est dans notre nature d’humains. Cette réflexion convient aux jeunes autant qu’à la génération précédente (x), aux baby-boomers et les autres d’avant qu’on nomme la génération silencieuse. R