Le plaisir de vous informer



Éditorial - Octobre 2019  

Le droit d'être informé

par André Mathieu

Le système démocratique a mis au point une quantité de devoirs et de droits pour les citoyens qui composent la société. L'État demande aux citoyens de participer par des devoirs pour vivre en société et l'État est aussi redevable envers ses citoyens en gouvernant, en faisant des lois et en informant ses citoyens. L'information est si importante qu'il existe un service d'accès à l'information, ce service étant accessible à la population. Un simple citoyen pourrait se prévaloir du droit à l'information mais qui s'en donnerait la peine ?

La solution  pour être informé? Le journalisme. Les services de nouvelles (radio et télévision) nous résument à tous les jours l'actualité de partout dans le monde et les nouvelles de nos villes, provinces et pays. C'est un minimum. Est-ce suffisant pour faire la part des choses...

Texte choisi - Octobre 2019


Le compostage domestique, on doit tous embarquer

par Louise Pigeon

Nous sommes présentement dans une période de grands changements environnementaux. 6,6 millions de personnes dans le monde entier ont pris la rue le 27 septembre dernier pour manifester leur inquiétude et crier l'urgence de réaliser des actions concrètes. Nous voici devant une bonne occasion de poser un geste qui fait une véritable différence en adoptant de bonnes habitudes quant à notre façon de disposer de nos déchets compostables.

En effet, la Politique de gestion des matières résiduelles de la MRC du Haut-Saint-François prévoit l'obligation de bannir les matières organiques des sites d'enfouissement d'ici juin...

Le journal

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Éditorial - Avril 2019


Jeter ou réparer : un choix déterminant

par Danielle Leclerc


On a appris dernièrement aux nouvelles qu’un groupe d’étudiants en droit, de l’Université de Sherbrooke, a élaboré un projet de loi visant à interdire aux entreprises de limiter volontairement la durée de vie de leurs produits. C’est ce qu’on appelle l’obsolescence programmée. Par exemple, les téléphones cellulaires, les imprimantes ou les appareils ménagers cessent de fonctionner après une période donnée. Une pétition était en ligne jusqu’à tout récemment, sur le site de l’Assemblée nationale, pour inciter le gouvernement de M. Legault à se pencher sur ce projet. Quelle bonne idée! La France a déjà adopté une loi en ce sens.

 

Qui n’a jamais été confronté à la décision de jeter ou faire réparer un objet défectueux, cette dernière option étant clairement la plus coûteuse? Qui n’a jamais entendu dire que la durée de vie d’une laveuse à linge ou d’un congélateur est maintenant de dix ans? On a le sentiment de jeter quelque chose qui devait être encore bon.

 

En entendant cette nouvelle, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec l’âge de la retraite. Il vient un temps où l’on considère que les travailleurs sont moins performants et on prévoit une fin de leur vie utile (65 ans). Mais voici que notre société se trouve face à un problème majeur : la pénurie de main- d’œuvre. Pour y pallier, diverses stratégies sont utilisées : on fait venir des travailleurs étrangers, on repousse l’âge de la retraite, on fait revenir des retraités au travail et on offre des subventions pour l’embauche de personnes ayant un handicap. Tout à coup, les mal-aimés deviennent une denrée rare et recherchée!

 

Voilà ce qui pourrait être le cas pour nos vieux appareils. En faisant en sorte que les appareils ne se réparent pas facilement ou cessent de fonctionner après une période donnée, les entreprises non seulement utilisent impunément des matériaux et métaux rares comme si ces ressources étaient inépuisables, mais en plus, elles obligent la population à  participer à l’exploitation à outrance des ressources naturelles, tout en garnissant leurs coffres. En continuant ainsi, nous allons tout droit vers un point de non-retour!

 

L’obsolescence programmée devenue illégale réduirait la surproduction par les entreprises et ouvrirait la voie au marché de la réparation. Ce serait une sorte de répartition des richesses, plutôt que les grosses compagnies s’en mettent plein les poches.

 

Un jour, nous serons peut-être très heureux de trouver un appareil brisé pour y prélever une pièce qui permettra de prolonger la vie utile d’un autre appareil. N’est-ce pas ce que faisaient les générations avant nous? Ça s’appelle de la récupération et ça génère des économies!

 

Nos choix personnels sont déterminants dans les orientations choisies par nos gouvernements. R