Le plaisir de vous informer



Éditorial - Octobre 2019  

Le droit d'être informé

par André Mathieu

Le système démocratique a mis au point une quantité de devoirs et de droits pour les citoyens qui composent la société. L'État demande aux citoyens de participer par des devoirs pour vivre en société et l'État est aussi redevable envers ses citoyens en gouvernant, en faisant des lois et en informant ses citoyens. L'information est si importante qu'il existe un service d'accès à l'information, ce service étant accessible à la population. Un simple citoyen pourrait se prévaloir du droit à l'information mais qui s'en donnerait la peine ?

La solution  pour être informé? Le journalisme. Les services de nouvelles (radio et télévision) nous résument à tous les jours l'actualité de partout dans le monde et les nouvelles de nos villes, provinces et pays. C'est un minimum. Est-ce suffisant pour faire la part des choses...

Texte choisi - Octobre 2019


Le compostage domestique, on doit tous embarquer

par Louise Pigeon

Nous sommes présentement dans une période de grands changements environnementaux. 6,6 millions de personnes dans le monde entier ont pris la rue le 27 septembre dernier pour manifester leur inquiétude et crier l'urgence de réaliser des actions concrètes. Nous voici devant une bonne occasion de poser un geste qui fait une véritable différence en adoptant de bonnes habitudes quant à notre façon de disposer de nos déchets compostables.

En effet, la Politique de gestion des matières résiduelles de la MRC du Haut-Saint-François prévoit l'obligation de bannir les matières organiques des sites d'enfouissement d'ici juin...

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Éditorial - Décembre 2018  


Le temps du renouveau

par Danielle Leclerc


Bientôt Noël! Encore une autre année qui s’achève. C’est l’aube d’une année nouvelle! C’est le temps des bilans et des résolutions. Chacun pense à ses bons coups et à ses ratés. Plusieurs se font des promesses et espèrent que leurs vœux se réaliseront. En cette période de renouveau, pourquoi ne profiterions-nous pas de l’occasion, en tant qu’individus constituant notre société, pour réfléchir à ce qui nous ferait rêver?

 

Voici que quelques personnes audacieuses viennent de lancer sur la place publique une proposition qui permettrait la réalisation de leur souhait le plus cher. Avez-vous entendu parler du Pacte? Ce projet, principalement porté par Dominic Champagne, réalisateur connu, a pour objectif d’amener les gens à s’impliquer concrètement dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de notre environnement, en signant un engagement (1).

 

Les instigateurs de cette initiative se basent sur les récents énoncés scientifiques mentionnant l’urgence d’agir face aux bouleversements climatiques (2). Ils citent le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui déclare que nous avons deux ans pour agir, sous peine de conséquences désastreuses. (3) Outre la fonte des glaces de l’Arctique, à propos de quoi nous ne nous sentons généralement pas intimement concernés, certains phénomènes pourraient avoir lieu chez nous. Pensons par exemple aux canicules plus longues et plus fréquentes, à la sécheresse, aux tempêtes plus fortes et plus nombreuses, à la migration des insectes et au bouleversement de la vie animale. Ici, tous ces phénomènes affecteraient notre agriculture.

 

Certains diront qu’ils sont impuissants à changer les choses, que tout cela relève de la responsabilité des différents gouvernements. En réalité, cette invitation à signer le pacte pour la transition incite chaque personne à se pencher sur ses habitudes de vie et lui révèle en même temps son propre pouvoir d’intervention dans un nouveau projet de société.

 

Car il s’agit bien d’un nouveau projet de société, une société qui favoriserait la promotion de changements déterminants dans notre mode de vie, avec des politiques visant l’amélioration et la protection de notre milieu de vie, de l’eau, de l’air, de nos ressources, afin de préserver l’avenir de nos enfants.

 

Pour passer de la parole aux actes, il est proposé que les gens s’engagent à faire leur juste part, selon leurs moyens, pour réduire leur empreinte écologique. Selon le dictionnaire, l'empreinte écologique est une mesure de la pression exercée par l'homme sur la nature. L'empreinte écologique évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins en absorption de déchets.

 

Nous avons vu un bel exemple cet été à Lingwick d’un exercice concret de réduction de l’empreinte écologique, avec l’organisation zéro déchet à La nuit du pont couvert, à Gould, qui a d’ailleurs été récompensée lors du 7e concours des Vivats du Conseil québécois des évènements écoresponsables.

 

Notre municipalité nous a aussi montré  l’exemple par la mise en place d’un projet de compostage afin de réduire le poids et les coûts de transport des déchets domestiques. Elle s’occupe également de la récupération des piles et des cartouches d’encre. Ses politiques de subvention de projets pourraient à l’avenir tenir compte de la composante écologique et majorer le montant offert aux organisations. Au journal Le Reflet, nous recyclons tout le papier depuis 30 ans et utilisons des enveloppes récupérées.

 

Les gestes de chaque citoyen, si petits soient-ils, peuvent apporter des changements déterminants face à l’état de notre planète. Par exemple, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) en diminuant la consommation de pétrole en utilisant moins la voiture, en roulant moins vite, en consommant plus d’aliments biologiques et produits localement, en améliorant la performance énergétique de son domicile, en réduisant sa production de déchets et le recours au plastique, en réparant au lieu de racheter du neuf ou en achetant des produits usagés.

 

Pour paraphraser John Fitzgerald Kennedy, 35e président des États-Unis, lors du discours inaugural  prononcé le vendredi 20 janvier 1961 : vous qui, comme moi, êtes Québécois, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.

 

Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que le Québec peut faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde.

 

L’accord de Paris de 2015 prévoit des cibles très concrètes pour 2020 (4). Quelles politiques nos gouvernements ont-ils mises en place pour arriver à réaliser leurs promesses? Une mobilisation massive de notre part pourrait démontrer à nos gouvernements notre volonté réelle de les voir agir pour la lutte contre les changements climatiques. Nous serions fiers de faire bonne figure lors du prochain sommet mondial de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour le climat, en septembre 2019.

 

Plus près de nous, c’est Yvon Deschamps qui a récemment dit : Je rêve d’un Noël blanc dans un Québec vert! Souhaitons-nous, pour l’année 2019, de poursuivre chacun à sa façon les efforts amorcés à Lingwick pour démontrer notre souci pour l’environnement.

 

1. www.lepacte.ca

2. Sommet mondial inédit pour l’action climatique à San Francisco, septembre 2018

 

3. AFP (Agence France Presse), lundi 10 septembre 2018

4. Le 12 décembre 2015, le Canada et 194 autres pays ont adopté l’Accord de Paris, un accord ambitieux et équilibré pour lutter contre les changements climatiques. Ce nouvel Accord vise à renforcer les efforts pour limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale bien au-dessous de 2 °C et, si possible, à limiter cette augmentation à 1,5 °C. R