2011 05- Le Reflet de sa population

Le Reflet de sa population
Daniel Pezat

Depuis 2007, Le Reflet publie sous la plume du Furet un résumé des articles parus il y a 20 ans. À cette époque, les gens de Lingwick étaient pas mal plus portés à prendre la parole dans les pages du journal. Les textes d’opinion étaient courants de la part des lecteurs et souvent, les réactions ne se faisaient pas attendre.

Sommes-nous moins critiques, plus occupés, ou simplement (malheu-reusement) indifférents à ce qui se passe chez nous? Est-il possible que le cynisme qui affecte la société québécoise ait contaminé la population de notre canton? Toujours est-il que nos concitoyens se font rares dans Le Reflet.

Pourtant, nous avons tous du talent. Combien de fois entendons-nous « Moi aussi, j’en ai des idées » ou bien « J’aurais de quoi à dire, mais quand vient le temps de l’écrire, c’est plate?» Rassurez-vous, nous sommes pour la plupart dans la même situation. Au diable la gêne. Vous faites des fautes d’orthographe, si cela peut vous rassurer, moi aussi. Au Reflet, il y a des gens pour faire la correction. L’important, ce sont les idées et les opinions à donner, l’essentiel est là. Courage, prenez un stylo, ou assoyez-vous à votre clavier et laissez-vous aller. Nous ne saurons jamais ce que vous ne nous avez pas dit.

Vos premiers pas seront peut-être hésitants. Ne vous découragez pas. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Découvrez le moment idéal pour écrire. Pour certains, c’est le matin, après le départ des enfants pour l’école, ou le soir, durant la veillée, dans le calme de la maison. Pour d’autres, c’est l’après-midi avec de la musique. J’en connais qui font ça dans une chaise berçante, sur la galerie et même au jardin. (Bon, d’accord, pour le jardin, il faudra attendre un peu.) Que ce soit en compagnie d’un thé ou d’un café, nous avons tous, quelque part, un moment privilégié.

Il n’y a pas de style idéal. Il y a votre style et c’est le meilleur. Il n’y a pas de sujets tabous. Tout est dans la façon de le dire, de l’écrire. Si votre texte suscite la discussion, ce sera tant mieux. Il y a longtemps, au début du Reflet, nous suivions des cours d’écriture journalistique et il y revenait souvent : « Les idées et les mots peuvent changer le monde. » Le Reflet contribue dans sa mesure à rendre ce monde meilleur, vous pouvez vous aussi y contribuer.

Que dire du grand plaisir de vous savoir lus! Nous avons la chance de vivre en démocratie. La liberté d’expression en est une des plus belles conséquences. Profitez-en! Faites-nous le bonheur de vous lire. Exprimer son opinion n’a jamais été plate, ni surtout stupide. C’est une des plus belles formes de la communication.

Émettre une opinion, faire connaître notre satisfaction ou notre désaccord devant une situation n’a jamais, à Lingwick, fait mourir personne. Par contre, elle fera probablement progresser la situation. Votre intervention ne pourra la rendre que plus acceptable, en tout cas, plus compréhensible aux autres.

Écrire défoule, soulage souvent de nos frustrations, de nos peines et nous fait partager vos joies et vos succès. On ne trouve dans un journal communautaire que ce qu’on y apporte. Pourquoi ne pas nous faire le portrait d’une personne de votre entourage? Mettre en lumière et nous faire connaître les succès de gens de chez nous? Nous conter un voyage ou une expérience, nous partager une histoire sortie tout droit de votre imagination? Il n’y a pas d’âge pour s’exprimer, c’est un droit sacré. Lingwick change en même temps que sa population. Que nous soyons des résidants anciens ou nouveaux, tous, nous nous fréquentons, des liens se tissent, des amitiés se nouent, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde?

Comprenons-nous bien : un journal communautaire n’est pas là pour partir des chicanes et encore moins pour les entretenir. Un journal communautaire est là pour que les gens d’une communauté se parlent, échangent des idées, confrontent leurs opinions en toute sérénité. Le respect des sentiments d’autrui n’exclut pas la discussion et l’échange.

Les bénévoles du journal sont là pour mettre en page, imprimer et distribuer Le Reflet. Si à l’occasion, ils rédigent des textes, c’est en plus du travail de production. La rédaction appartient aux gens de Lingwick et à leurs organismes. Pourquoi notre journal est-il le dernier à être informé d’un fait important survenu chez nous? R

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