Le plaisir de vous informer



Texte choisi - Mai 2019

Il est minuit moins une

par Marguerite Pigeon,

élève de secondaire 4

et citoyenne de Lingwick

Il y a quelques semaines, alors que je flânais sur YouTube, je suis tombée sur une vidéo qui m’a troublée. La vidéo a été réalisée par Émile Roy. Émile Roy est un créateur de vidéos et de courts-métrages.  Il est aussi le fils de Patrice Roy, le présentateur de nouvelles à Radio-Canada.

  

La vidéo s’intitulait Il est déjà trop tard pour l’environnement. (Alors quoi faire?). Cette vidéo donnait plusieurs statistiques sur la situation actuelle de l’environnement et des prévisions par rapport à l’avenir.  Une des statistiques m’a particulièrement fait réfléchir...


Le journal

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Éditorial du mois

1er Texte choisi du mois

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2e Texte choisi - Mai 2019

Rubrique : La nature de notre canton

Les belles printanières

par Monique Théoret


Le printemps est magique; après une longue pause, la vie germe enfin. Une éclosion de couleurs et de parfums s’ensuit. Tout semble sans attrait sous les arbres encore dépouillés, pourtant des plantes hâtent leur floraison, profitant de la luminosité. Pour elles, c’est le temps de faire des réserves et de se faire butiner par les pollinisateurs. La plupart des belles printanières ont une croissance lente l’été, plusieurs entrent déjà en dormance. Impressionnant, ces plantes peuvent parfois vivre plusieurs décennies. Allez à leur rencontre et découvrez...

2e Texte choisi du mois

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Éditorial - Juin 2019

Les Américaines bafouées...

par André Mathieu

Les Américaines bafouées par Trump

 

Leur président peut, à sa guise, remplacer des magistrats fédéraux et des juges à la Cour suprême, dans le but très évident de permettre aux États ultra-conservateurs de rendre illégal l'avortement. Mais encore plus, criminaliser fortement ceux et celles qui le pratiquent et celles qui le vivent, selon le cas. Il faut dire que l'avortement a été rendu légal en 1973, dans tout le pays, suite à de nombreux...


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Éditorial - Mai 2019


Heureuse d’un printemps

par Danielle Leclerc


Ces vêtements qu’il faut choisir

 

Les beaux jours arrivent enfin ! On sort nos vêtements d’été pour faire face à la chaleur. Mais qui choisit quels vêtements? Pour quelle occasion? Pour quel milieu? J’ai un malaise à propos duquel je veux vous entretenir.

 

À chaque printemps, on entend des récriminations autour de nous et dans les médias au sujet des choix de vêtements de certaines jeunes filles et jeunes femmes, que ce soit à l’école, au travail ou sur la rue. On dit que les jupes sont trop courtes, que les bretelles sont trop fines, que le décolleté est trop plongeant, que les vêtements sont trop moulants. On entend aussi tous les commentaires qui accompagnent ces remarques : « Habillées comme ça, elles ne peuvent que s’attirer des ennuis. » On dit qu’elles doivent surveiller ce qu’elles portent, qu’elles n’ont pas appris à se vêtir décemment. Cela m’agace vraiment.

 

Avez-vous déjà entendu de tels propos au sujet des jeunes hommes ? Est-ce que l’on croit qu’ils vont s’attirer des ennuis s’ils choisissent de porter certains vêtements? Je ne pense pas que les jeunes hommes se font dire par leur entourage de faire attention à ce qu’ils portent, sinon ils vont se faire ennuyer par les femmes. Quelle responsabilité notre société est-elle en train de mettre sur les épaules des jeunes filles et des femmes en général?

 

Je vois ici des jugements indécents quant à leur responsabilité dans les cas d’agression sexuelle, par exemple. Lorsqu’un jeune homme se fait agresser, est-ce qu’on le considère responsable de son malheur en lien avec le choix de ses vêtements? Est-ce qu’on dit qu’il l’avait bien cherché?

 

En février 2018, l’Université Laval a présenté l’exposition : Que portais-tu ce jour-là?, préparée par l’Université du Kansas pour lutter contre les préjugés associant tenue vestimentaire et agression. Des vêtements de victimes d'agressions sexuelles étaient exposés. Et ils n’avaient rien à voir avec ce que les gens s’imaginent quand ils voient une jeune fille qui se rend à l’école en portant une jupe courte et une camisole. Il y avait aussi des vêtements d’enfants.

 

Ce que je veux souligner dans cette affaire : tout d’abord, la croyance populaire suggère que les femmes en général sont responsables du mauvais comportement de certains hommes, que le contrôle vestimentaire est leur responsabilité et constitue un rempart pour protéger certains hommes de leurs propres pulsions.

 

Deuxièmement, notre société ne met jamais en évidence la possibilité que certains hommes puissent apprendre à faire preuve de plus de contrôle face aux femmes, comme s’il était tout simplement normal que certains hommes n’aient aucune responsabilité face à leurs actes. Nous sommes loin de rapports égalitaires.

 

En fait, il s’agit d’une responsabilité partagée. Nous sommes tous concernés. Car tout est ancré dans l’éducation que nous recevons, premièrement dans notre famille, puis en société. Les valeurs qui y sont véhiculées perpétuent (ou non) des croyances et des mœurs inappropriées (ou non). Nous sommes nombreux à savoir nous comporter avec respect en société. Mais notre tolérance à la bêtise est trop grande. C’est vrai qu’il n’est pas facile de s’affirmer en faveur de la vertu à l’ère de Trump, alors que la vulgarité et le mensonge sont tellement banalisés et même valorisés. Mais il faut viser la tolérance zéro et ne pas hésiter à signifier à quelqu’un notre désaccord quand ses propos ou ses gestes sont déplacés. R