Le plaisir de vous informer



Mars 2020  

« L'humour et le rire »

par André Mathieu

Le rire est le propre de l'être humain; les animaux n'ont pas cette capacité, même si certains animaux ont des mimiques qui ressemblent au rire, l'humain a le monopole du rire.

 

On peut rire de plaisir, de satisfaction, de subtils mots d'esprit, de l'humour léger ou gras des professionnels du rire, ceux qui ont fait l'École nationale de l'humour et qui remplissent les salles de spectacles, au grand plaisir des centres culturels.

 

L'écrivain Frédéric Beigbeder, dans son roman L'homme qui pleure de rire, nous parle de...

Mars 2020

« Hommage à notre Mme météo »

par Catherine Bouffard


Récemment, Mme Jacqueline Pelchat-Bouffard, alias notre Mme météo, recevait un certificat de reconnaissance de la part d’Hydro-Québec pour ses quarante ans d’observations glacimétriques, c’est-à-dire du verglas.

 

Les données recueillies entre les mois d’octobre et d’avril, sont analysées et servent dans le calcul des charges de glace maximale lors de la réparation ou de la construction des lignes de transport d’énergie. Le responsable du réseau glacimétrique d’Hydro-Québec la remercie pour son travail remarquable et son assiduité tout au long de ces années.

 

Ce n’est pas tout ! Depuis 1974...

Le journal

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Éditorial - Mai 2019


« Heureuse d’un printemps »

par Danielle Leclerc


Ces vêtements qu’il faut choisir

 

Les beaux jours arrivent enfin ! On sort nos vêtements d’été pour faire face à la chaleur. Mais qui choisit quels vêtements? Pour quelle occasion? Pour quel milieu? J’ai un malaise à propos duquel je veux vous entretenir.

 

À chaque printemps, on entend des récriminations autour de nous et dans les médias au sujet des choix de vêtements de certaines jeunes filles et jeunes femmes, que ce soit à l’école, au travail ou sur la rue. On dit que les jupes sont trop courtes, que les bretelles sont trop fines, que le décolleté est trop plongeant, que les vêtements sont trop moulants. On entend aussi tous les commentaires qui accompagnent ces remarques : « Habillées comme ça, elles ne peuvent que s’attirer des ennuis. » On dit qu’elles doivent surveiller ce qu’elles portent, qu’elles n’ont pas appris à se vêtir décemment. Cela m’agace vraiment.

 

Avez-vous déjà entendu de tels propos au sujet des jeunes hommes ? Est-ce que l’on croit qu’ils vont s’attirer des ennuis s’ils choisissent de porter certains vêtements? Je ne pense pas que les jeunes hommes se font dire par leur entourage de faire attention à ce qu’ils portent, sinon ils vont se faire ennuyer par les femmes. Quelle responsabilité notre société est-elle en train de mettre sur les épaules des jeunes filles et des femmes en général?

 

Je vois ici des jugements indécents quant à leur responsabilité dans les cas d’agression sexuelle, par exemple. Lorsqu’un jeune homme se fait agresser, est-ce qu’on le considère responsable de son malheur en lien avec le choix de ses vêtements? Est-ce qu’on dit qu’il l’avait bien cherché?

 

En février 2018, l’Université Laval a présenté l’exposition : Que portais-tu ce jour-là?, préparée par l’Université du Kansas pour lutter contre les préjugés associant tenue vestimentaire et agression. Des vêtements de victimes d'agressions sexuelles étaient exposés. Et ils n’avaient rien à voir avec ce que les gens s’imaginent quand ils voient une jeune fille qui se rend à l’école en portant une jupe courte et une camisole. Il y avait aussi des vêtements d’enfants.

 

Ce que je veux souligner dans cette affaire : tout d’abord, la croyance populaire suggère que les femmes en général sont responsables du mauvais comportement de certains hommes, que le contrôle vestimentaire est leur responsabilité et constitue un rempart pour protéger certains hommes de leurs propres pulsions.

 

Deuxièmement, notre société ne met jamais en évidence la possibilité que certains hommes puissent apprendre à faire preuve de plus de contrôle face aux femmes, comme s’il était tout simplement normal que certains hommes n’aient aucune responsabilité face à leurs actes. Nous sommes loin de rapports égalitaires.

 

En fait, il s’agit d’une responsabilité partagée. Nous sommes tous concernés. Car tout est ancré dans l’éducation que nous recevons, premièrement dans notre famille, puis en société. Les valeurs qui y sont véhiculées perpétuent (ou non) des croyances et des mœurs inappropriées (ou non). Nous sommes nombreux à savoir nous comporter avec respect en société. Mais notre tolérance à la bêtise est trop grande. C’est vrai qu’il n’est pas facile de s’affirmer en faveur de la vertu à l’ère de Trump, alors que la vulgarité et le mensonge sont tellement banalisés et même valorisés. Mais il faut viser la tolérance zéro et ne pas hésiter à signifier à quelqu’un notre désaccord quand ses propos ou ses gestes sont déplacés. R