Le plaisir de vous informer



Éditorial - Octobre 2019  

Le droit d'être informé

par André Mathieu

Le système démocratique a mis au point une quantité de devoirs et de droits pour les citoyens qui composent la société. L'État demande aux citoyens de participer par des devoirs pour vivre en société et l'État est aussi redevable envers ses citoyens en gouvernant, en faisant des lois et en informant ses citoyens. L'information est si importante qu'il existe un service d'accès à l'information, ce service étant accessible à la population. Un simple citoyen pourrait se prévaloir du droit à l'information mais qui s'en donnerait la peine ?

La solution  pour être informé? Le journalisme. Les services de nouvelles (radio et télévision) nous résument à tous les jours l'actualité de partout dans le monde et les nouvelles de nos villes, provinces et pays. C'est un minimum. Est-ce suffisant pour faire la part des choses...

Texte choisi - Octobre 2019


Le compostage domestique, on doit tous embarquer

par Louise Pigeon

Nous sommes présentement dans une période de grands changements environnementaux. 6,6 millions de personnes dans le monde entier ont pris la rue le 27 septembre dernier pour manifester leur inquiétude et crier l'urgence de réaliser des actions concrètes. Nous voici devant une bonne occasion de poser un geste qui fait une véritable différence en adoptant de bonnes habitudes quant à notre façon de disposer de nos déchets compostables.

En effet, la Politique de gestion des matières résiduelles de la MRC du Haut-Saint-François prévoit l'obligation de bannir les matières organiques des sites d'enfouissement d'ici juin...

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Éditorial - Octobre 2019  


Le droit d'être informé

par André Mathieu


Le système démocratique a mis au point une quantité de devoirs et de droits pour les citoyens qui composent la société. L'État demande aux citoyens de participer par des devoirs pour vivre en société et l'État est aussi redevable envers ses citoyens en gouvernant, en faisant des lois et en informant ses citoyens. L'information est si importante qu'il existe un service d'accès à l'information, ce service étant accessible à la population. Un simple citoyen pourrait se prévaloir du droit à l'information mais qui s'en donnerait la peine ?

La solution  pour être informé? Le journalisme. Les services de nouvelles (radio et télévision) nous résument à tous les jours l'actualité de partout dans le monde et les nouvelles de nos villes, provinces et pays. C'est un minimum. Est-ce suffisant pour faire la part des choses, pour avoir sa propre opinion? Nous disposons alors d'un résumé, d'un survol bien rapide de trop de choses.

La solution pour être bien informé? Le journalisme encore. Le journalisme d'enquête, la presse écrite, nationale, régionale et locale. Un exemple : un sujet d'importance dans notre MRC n'aura pas sa place dans Le Devoir, mais bien dans le journal régional Le Haut-Saint-François. Il faut bien comprendre que l'information nous arrive de partout et que des journalistes ont travaillé pour nous informer. Par un travail régulier et acharné du journaliste, la nouvelle sera plus complète et intéressante. La lecture du journal nous en apprendra beaucoup plus et nous permettra d'avoir une opinion personnelle en rapport avec les sujets traités.

Être bien informé a un prix. Qui paye pour l'information? L'abonné et les acheteurs de publicité. Et c'est ici que le problème a frappé l'industrie de la presse écrite. Les publicités sont maintenant partagées entre la presse écrite et les géants du Web. On les nomme GAFAM, pour Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Avec leur grande visibilité, ils peuvent vendre des annonces tout en ne payant pas pour le travail journalistique. C'est du vol et on laisse faire? Nos gouvernements hésitent à taxer ceux qui volent le travail des journaux. Nos gouvernements ont même pour un temps délaissé une partie de leur publicité  dans les journaux conventionnels.

Qui va financer nos médias écrits? Moins de publicité, donc moins d'argent. Taxer les multimilliardaires du Web et redistribuer en subventions aux journaux qui agonisent? Québec garde sous respirateur des journaux, dont La Tribune fait partie, avec une aide de millions de dollars, mais après? Des coopératives se forment pour éviter des fermetures, mais qui va investir dans ces coops? Qui va payer volontairement pour de l'information qui nous est offerte gratuitement sur internet? Des acheteurs se manifestent pour racheter Groupe Capitales Médias. Le rachat qui fera une concentration de la presse écrite, c'est-à-dire un monopole en information, serait un net recul  pour ce qui est de l'indépendance du journalisme. R