2011 11-Le ciel étoilé

Canton de Lingwick
Le ciel étoilé, Céline Gagné, mairesse

À l’Astrolab du parc national du Mont-Mégantic, le 13 octobre 2011, je participais avec près de 60 représentants, des élus, des directeurs généraux et inspecteurs de plus de 25 municipalités des MRC du Haut-Saint-François et du Granit, à  l’activité «La réserve internationale de ciel étoilé, une richesse à préserver».

Un patrimoine pour l’humanité

À l’aide de mesures scientifiques sur l’évolution de la qualité du ciel nocturne dans la région, les conférenciers ont fait état des dangers de certains types d’éclairage en progression et qui diminuaient les efforts investis ces dernières années pour améliorer la qualité du ciel étoilé visible dans la région.

Le ciel étoilé est notre seule fenêtre vers l’univers et nous sommes en train de la masquer. Le voilement des étoiles est l’une des conséquences importantes de la pollution lumineuse qui perturbe le travail des astronomes et prive les citadins de la beauté du ciel étoilé et des paysages nocturnes. Aujourd’hui, il faut malheureusement s’éloigner à quelques centaines de kilomètres des centres urbains pour bien percevoir la Voie lactée. En effet, plus des deux tiers des Américains ne peuvent plus discerner la Voie lactée à l’œil nu depuis leur lieu de résidence. Dans les grandes villes du monde, près de 97 % des étoiles ne sont plus visibles. Par exemple, le ciel de la région de Montréal ne laisse plus voir qu’une centaine d’étoiles, alors que dans la région du Mont-Mégantic, il est possible d’en contempler plus de 3 000 à l’œil nu.

Le voilement des étoiles est causé par la lumière artificiellement émise vers le ciel, soit directement par les luminaires, soit après avoir été réfléchie sur le sol. La lumière blanche, parce qu’elle est davantage diffusée par l’atmosphère, contribue plus au voilement des étoiles que la lumière jaune.

L’éblouissement

L’éblouissement est l’une des conséquences fâcheuses d’un éclairage intense, non uniforme ou mal dirigé. L’éblouissement limite donc considérablement la capacité à distinguer les obstacles rencontrés, ce qui pourrait accroître les risques d’accidents. Les sources d’éblouissement sont les suivantes : 1- les ampoules de puissance trop élevée; 2- une mauvaise uniformité de l’éclairement; 3- l’installation inadéquate d’un luminaire;

Un gaspillage d’énergie

En Amérique du Nord, l’énergie lumineuse dépensée à éclairer inutilement le ciel s’élève chaque année à près d’un milliard de dollars. Cette énergie est purement gaspillée et contribue à augmenter l’émission des gaz à effet de serre lorsque l’électricité est produite par les combustibles fossiles, ce qui est généralement le cas.

Au Québec, zone géographique réputée pour générer le plus de lumière par habitant au monde, les économies qui pourraient résulter d’une meilleure gestion de l’éclairage sont estimées à plus de 700 GWh annuellement, ce qui représente l’énergie consommée par environ 20 000 maisons chauffées à l’électricité. Tout ce gaspillage coûte plus de 50 millions de dollars par an!

Changeons nos habitudes en profitant des dispositifs d’éclairage efficaces qui obéissent à un principe d’économie de lumière, d’énergie et d’argent!

C’est avec fierté que de retour, le soir, je remarquais qu’entre autres dans les périmètres urbains de Gould et de Sainte-Marguerite, la très grande majorité des résidants ont adapté leur éclairage extérieur en fonction de l’éclairage des rues installé par la municipalité en 2008. Dans ce contexte, une résidence avec un éclairage éblouissant attire inutilement l’attention et diminue l’impact des efforts investis par ses voisins! R

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