2013 10-Caisses pas populaires

Opinion, Caisses pas populaires, André Mathieu, sociétaire déçu

La démocratie chez Desjardins en mauvaise santé, selon l’ex-président, Claude Béland.
(La Presse, le 26 septembre 2013).

Ceci est une réponse à un autre article du 25 septembre 2013 alors que la direction, par sa porte-parole, Nathalie Genest, affirme le contraire. On a vu l’application de cela avec la fermeture de notre point de services : pas de consultation des membres, interdiction aux administrateurs de le dire avant l’annonce à l’assemblée générale.

Les caisses veulent devenir comme les banques; à preuve, la rémunération de la numéro 1, Monique Leroux, à 3,3 millions de $. Desjardins est sur la bonne voie avec la publicité de coopération qui inonde les médias, la commandite des Jeux du Canada à Sherbrooke (combien, déjà?), mais on ferme des points de services même si non déficitaires. Mince consolation, nous ne sommes pas les seuls. Reste que les vrais problèmes de la caisse auraient dû primer sur les coupes : la trop grande succursale de Cookshire et les deux guichets automatiques, sous-utilisés, trop de personnel, les salaires, la direction, le conseil, les bonis, que sais-je? La caisse des Hauts-Boisés a vu trop grand et ce sont Lingwick et Sawyerville qui écopent avec des motifs farfelus (pas assez de chiffres d’affaires, pas assez de membres exclusifs aux comptoirs). Au fait, le 2 % invoqué comme raison est tout à fait faux, c’est plutôt 23 % car au total, selon vos chiffres, il y aurait 600 exclusifs dont 133 à Lingwick. Faites le calcul avec honnêteté s’il vous plaît!

En résumé, à la réunion de juin dernier, le président du conseil d’administration (C. A.), M. Cassidy, nous a lu textuellement le message reçu par la poste comme si on ne savait pas lire. Les autres explications farfelues sont venues du directeur, M. Nadeau, s’excusant de n’avoir pas invité tous les membres à la réunion pour des raisons pour le moins bizarres. Son exposé, pour nous impressionner, ne rimait à rien, sinon montrer les difficultés très graves de sa caisse. Sait-il que dans sa caisse, on refuse des prêts qui sont facilement acceptés ailleurs que chez Desjardins et, sur une certaine marge de crédit, des frais de 27 % sont prélevés? Pour aider ses membres, on a vu mieux. Les caisses auraient de nouveaux critères d’opérations. La frustration des membres ne pourra guérir après si peu de considération, voire mépris de démocratie de la part de la direction.

Desjardins a failli à sa vocation première, et c’est dommage, car il n’y a plus de sentiment d’appartenance à nos caisses locales. Pourquoi les membres seraient-ils fidèles à cette institution? Les vraies banques sont très heureuses d’accueillir les clients insatisfaits des caisses et sont capables de bien nous servir. Qui a dit qu’on régresse si on ne progresse pas? Il y a aussi la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. Les bienfaits des fusions, qui peut les compter? Nos administrateurs ont vu trop grand, sont maintenant coincés, ont le culot de nous faire porter la responsabilité des fermetures et se cachent pour décider.

Le temps de la caisse rentable d’antan est révolu, Régine nous manque beaucoup ainsi que le personnel dévoué qui a œuvré ici. Toutes ces années pour arriver à ce résultat désolant! R

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