2016 05-AMECQ Formation et prix

AMECQ, Formation et prix

par Catherine Bouffard et Ghislaine Pezat

35 ans d’information locale et régionale. Du 22 au 24 avril, à Québec, des membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) se fêtaient. 44 des 87 journaux communautaires membres étaient représentés et rejoignaient toutes les régions québécoises.

Catherine Bouffard, André Mathieu et Ghislaine Pezat y ont participé.

Prix

Le Reflet du canton de Lingwick, notre journal communautaire, était finaliste des prix de l’AMECQ.

– Opinion : La solidarité lingwickoise par Catherine Bouffard.
– Chronique : L’importance du petit déjeuner par Catherine Bouffard.
– Conception graphique format magazine : volume 29, numéro 8, novembre 2015 avec Ghislaine Pezat, Jacqueline P.-Bouffard et Suzanne Paradis.
– Photographie de presse : Ballade en attelage de très beaux chevaux de Lingwick par Manon Rousso.

1er prix

Meilleure chronique : L’importance du déjeuner. Catherine Bouffard. Citation du juge : « La chroniqueuse Catherine Bouffard explique les bienfaits d’un déjeuner équilibré tous les matins. Voilà une chronique simple, claire, concise, informative et très bien ficelée. Bravo! »

Ghislaine

Les changements dans le monde des communications

Conférence de M. François Demers, docteur en science politique (Ph.D.); il est entre autre, professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval, depuis 1980.

Pistes de connaissance

L’assiette des recettes publicitaires numériques a dépassé celle de l’imprimé au Québec en 2014, ne laissant que des miettes aux médias traditionnels. En information, le web domine. Les médias numériques dépassent pour la première fois, au Québec, la télévision conventionnelle comme source principale d’information. La radio maintient ses positions.

Les médias communautaires, pionniers de la démocratisation des médias québécois

Les médias communautaires amènent plus de choix; nous pouvons nous exprimer davantage ; nous pouvons contrôler davantage les contenus et y vivre des interactions. Les médias communautaires, centrés sur un quartier ou une localité (appelés les hyperlocaux), offrent une information de qualité souvent réalisée par des journalistes professionnels et/ou par des résidants.

Un peu d’histoire de l’information au Québec

– Vers 1950, arrivent des radios communautaires, la télévision de Radio-Canada.
– Vers 1960, arrivent des médias communautaires, la télévision de Télé-Métropole.
– Vers1970, bond en avant avec des télévisions communautaires aidées par la caméra légère qui se porte à l’épaule.
– Vers 1973, début du soutien financier aux médias communautaires par le gouvernement du Québec. L’arrivée des bandes de fréquences FM (radio) offrent plus de choix.
– La décennie 80 : l’arrivée à la télévision de TQS (maintenant V) et de chaînes spécialisées. De la numérisation de l’imprimerie. Création de l’AMECQ.
– La décennie 1990 : l’arrivée de satellites, d’Internet, de l’information en continu.
– La décennie 2000 : l’arrivée de médias sociaux.
– La décennie 2010 : l’arrivée de Google, Facebook, Netflix, Instagram, YouTube…

Conséquences de la médiatisation actuelle

La fragmentation des publics et leurs mobilités. L’information locale est toujours très importante et demeure l’ancrage dans une communauté comme base d’un public. La formule communautaire reflète (la plupart du temps) une démocratie transparente.

Ghislaine

L’article d’opinion

Daniel Samson-Legault possède une maîtrise en communication publique; écrivain et professeur, il présentait l’atelier.

On y apprend que les textes d’opinion ne sont pas des coups de gueule, écrits vitement sur le coin d’une table. Ils doivent être réfléchis, préparés, appuyés par une bonne recherche. Quelques suggestions qui nous permettent d’avoir un bon article susceptible d’intéresser notre lectorat :
– trouver un bon sujet, pertinent et original pour notre journal qui va plaire à nos lecteurs et pas seulement à l’auteur;
– tenir compte de la date de parution du journal pour ne pas écrire un article passé date;
– avoir un titre accrocheur, utiliser un double titre, attractif et descriptif, s’il le faut;
– écrire un début de texte attirant et le terminer par une piste de solution démontrant une ouverture de la part de l’auteur;
– être clair dans nos énoncés tout en ayant un style rythmé;
– utiliser différents genres tels l’humour, l’émotion, l’information, la caricature, l’argumentation;
– informer, rapporter des faits de façon rigoureuse et de sources crédibles;
– présenter des arguments originaux ou méconnus;
– anticiper et répondre aux objections les plus fréquentes démontre que l’on a tenu compte des possibles opinions des autres.

Catherine

Déontologie journalistique

Atelier tenu par M. Guy Amiot, journaliste de formation et cadre de l’information pendant plus de 25 ans; il est secrétaire général du Conseil de presse du Québec, depuis 2008.
Cinq modes de régulation
dans notre société

– La morale, souvent religieuse;
– les mœurs, valeurs sociales à une époque donnée;
– le droit, regardé ici sous l’angle de l’ensemble des principes qui régissent les rapports humains entre eux, et qui servent à établir des règles juridiques;
– la déontologie règle de façon plus stricte une profession (avocat, médecin…) tandis que les médias ont une auto-régulation avec le Conseil de presse qui peut blâmer mais ne donne pas d’amendes;
– l’éthique journalistique.
Le conflit d’intérêt, c’est d’être en situation susceptible de favoriser l’intérêt autre que celui du public.

Le guide de déontologie journalistique du Conseil de presse du Québec

Ce guide, remis à jour en juin 2015, formule les normes déontologiques qui encadrent l’exercice du journalisme au Québec. (Ouvrir Google, taper : Conseil de presse du Québec; choisir : Guide de déontologie journalistique du Conseil de presse du Québec).
Certains principes déontologiques des journalistes et des médias d’information :
– liberté d’opinion et liberté d’expression (protégées par la charte canadienne des droits et libertés et par la charte québécoise des droits et libertés de la personne);
– droit du public à l’information pour ce qui est d’intérêt public.

Certains devoirs des journalistes et des médias d’information :
– demeurer indépendants;
– rechercher la vérité;
– respecter les personnes et les groupes.

Catherine et Ghislaine

Les pièges déontologiques de l’information locale

Atelier mené par M. Richard Amiot, journaliste de profession et membre du conseil d’administration de l’Amecq.

Le droit de faire quelque chose justifie-t-il que c’est la bonne chose à faire? Le citoyen, comme acteur de changements, a la liberté d’expression. Tout un défi de savoir où commence la liberté de l’un et où finit celle de l’autre.

L’honnêteté devrait se contenter d’être honnête mais il y a là beaucoup de subjectivité lorsque les règles ne sont pas clairement établies et comprises.

Catherine et Ghislaine

La couverture de l’information locale

M. Yvan Noé Girouard, formation universitaire en journalisme, directeur général de l’AMECQ depuis 1990.
1- Atelier interactif traitant de dilemmes comme :
– le journal communautaire doit-il se faire un devoir de couvrir l’actualité locale ou simplement être un transmetteur d’informations?
– doit-il écrire des nouvelles ou se contenter d’émettre des communiqués?

Les dilemmes sont confrontés aux acteurs (majoritairement bénévoles) et aux finances respectives des journaux. Il est primordial de garder la proximité avec la population desservie. Il faut constamment vérifier si l’information est vraie, nouvelle et significative.

M. Yvan Roy, technicien en photographie pendant 35 ans.
2– Atelier interactif traitant en photographie la couverture d’événements.
– Choisir une photo qui se centre sur ce que l’on veut passer comme information. Idéalement y percevoir de l’émotion.
– L’actualité peut aussi être couverte avec un photo reportage contenant très peu ou pas de texte.

Une photo doit informer (quand, qui, où et quoi). Elle se doit aussi de communiquer (comment et pourquoi). R

Ghislaine

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Photo : Yvan Roy
23 avril 2016. André Mathieu, Catherine Bouffard et Ghislaine Pezat

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Photo : Yvan Roy
23 avril 2016. André Mathieu, Catherine Bouffard et Ghislaine Pezat.
En bleu, Annie Forest, déléguée régionale de l’Estrie/Centre-du-Québec/Montérégie, à l’AMECQ, avec son époux et ses deux enfants.