2016 12-Garder son équilibre en période de changement

Résumé de la conférence de la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François
Garder son équilibre en période de changement.
Auteure : Suzanne Paradis

Plus d’une centaine de personnes ont assisté, au Club de Golf d’East Angus, à la conférence donnée par Rose-Marie Charest, psychologue, dans le cadre des activités de la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François.

Voici en résumé le contenu de sa conférence, le message qu’elle nous a laissé.

On devient heureux avec des gens avec qui on partage des choses, quand on est impliqué pour faire des choses.

Équilibre

L’équilibre : la vie, c’est du changement et le changement c’est la vie. Il y a des périodes où on est en transformation, là le changement est plus facile.
Le défi, c’est lorsque l’on est en période de faiblesse, de vieillesse.

Le point d’équilibre c’est être en mouvement. L’action est le mot magique.
Quelles sont les actions possibles pour nous? Où est notre centre à soi. Il faut se connaître, savoir qui l’on est.

Il n’y a pas deux personnes pareilles.  On n’a pas tous la même histoire, même si on a vécu dans la même famille. Chacun voit et interprète les événements selon son vécu, selon les émotions vécues.

Liberté

La liberté est le 2e mot magique. Cela veut dire les choix qu’on fait et qu’on peut faire. Refaire ses choix, c’est ce qui nous maintient en équilibre et nous apporte le bonheur.

Il ne faut pas être obsédé par le bonheur. Il faut prendre du recul, regarder assez loin. Le bonheur, c’est une orientation de vie, c’est ce qu’on ressent.

Qu’est-ce qui contribue au bonheur?

La jeunesse! Non, car quand on est jeune on s’évalue en morceaux et non globalement. Pour s’apprécier, il faut faire trois pas en arrière et se regarder globalement.
En vieillissant, on est capable de voir notre vie globalement donc on est plus serein.

L’argent! Non, Si on gagne un gros lot, on est heureux une année. Après on est angoissé pour l’argent. Quelle est notre attitude envers l’argent? Se questionner à savoir à quel moment on est satisfait, qu’on se dit qu’on en a assez. Quand tous mes besoins seront satisfaits? Impossible.
Se demander plutôt qu’est-ce qui est l’essentiel.

La beauté! Non, car de grandes beautés se suicident aussi.

L’amour! Non, on peut nous adorer mais si on ne s’aime pas, on n’est pas heureux.

Avoir des projets, voilà le bonheur. S’engager, participer. Plus le projet est collectif, plus il contribue au bonheur. Dans un centre d’accueil, si on donne des responsabilités aux gens ils sont en meilleure forme,  et ils sont plus heureux.

Se sentir utile, avoir des contacts avec les autres. Laisser la dignité, la liberté, la façon de faire à chacun. On veut donner à l’autre, mais on ne peut pas tout donner. Il faut en garder pour soi, penser à soi, s’occuper de soi.

À la vieillesse on veut tout faire Il faut accepter que l’on est interdépendant. À la fin de notre vie, on perd notre autonomie. On est des êtres d’attachement. On a besoin les uns des autres. Il faut rester en réseau et faire des choix.
Accepter la collaboration. Ça prend un village autour d’un être humain.

Chacun doit porter sa propre vie. On ne peut pas porter la vie des autres sur nos épaules. On a  juste la force de porter la sienne.

En nous, nous avons une partie qui est souffrante et une partie qui veut la joie.

Je n’ai aucun contrôle sur le changement, la maladie, la perte d’un être cher. Quand on ne peut pas changer le vent, on peut changer les voiles. On peut changer son attitude comme dans le film La vie est belle qui se passe dans un camp de concentration. Il faut penser à ce qu’il nous reste au lieu de voir ce que nous avons perdu.

On n’a pas à envier son passé ni à l’idéaliser. Il est important de prendre conscience de notre réalité actuelle. Parmi ses possibles, je peux faire des choix. Après, on définit le cadre, on compose avec. C’est l’acceptation, accepter que ce ne sera plus pareil. Les choses ont changé, on a à s’adapter à notre réalité actuelle.

Après avoir choisi ce que l’on va faire, on doit agir. C’est dans l’action que l’on s’aime. Agir nous rend content de nous. Intérioriser c’est avoir la capacité de s’évaluer. Quand on pose un geste, on a confiance en soi pour poser d’autres gestes. Réaliser aussi à quel point on a fait plein de choses dans notre vie, avoir le sentiment d’être efficace, d’avoir le contrôle.

Les émotions, c’est le ressenti des choses. Accepter les émotions même si on ne les comprend pas.

L’obsession du bonheur est une quête. Qu’est-ce qui rend vraiment les gens heureux. Selon une recherche, les relations interpersonnelles et la communauté sont la clé. Il faut prendre du temps avec les autres, y investir du temps si on veut être heureux. R