2017 05-Le compostage domestique

Nouvelle     Le compostage domestique     Catherine Bouffard

Une soirée d’informations sur le compostage domestique, offerte à toute la population de Lingwick, a eu lieu le 18 avril 2017, au centre municipal. M. René Vachon, technicien en environnement de la MRC du Haut-Saint-François, nous a présenté des méthodes ainsi que les avantages de faire notre compost maison. 

Une des raisons de cette rencontre est qu’à la fin de décembre 2016, le gouvernement du Québec a émis de nouvelles lignes directrices aux municipalités. Dans le but de réduire les déchets dédiés à l’enfouissement, le gouvernement demande à ce que les municipalités gèrent le compostage de leurs citoyens. Le nombre d’unités d’occupation desservies par des équipements de compostage domestique ou communautaire doit atteindre 30 % d’ici le 30 juin 2017.

Avantages à composter

 Les avantages à faire notre propre compost sont nombreux :
– pour la protection de l’environnement, donc en évitant l’enfouissement de matières organiques;
– pour enrichir son propre jardin à peu de frais;
– pour ses qualités comme amendement à la terre. Nous ne savons pas d’où provient le compost que l’on achète, ni de quoi il est composé.

 Matières à composter

 Il y a deux types de matières à fournir pour avoir un bon compost. La matière verte et/ou humide qui est riche en azote et la matière brune qui est riche en carbone.

Les matières riches en azote :

– résidus de plantes;
– restes de fruits et légumes (pas trop de fruits citrins tels le citron, la lime, l’orange et le pamplemousse à cause de l’acidité);
– fumier mature;
– coquilles d’œufs, algues.

Les matières riches en carbone :

– feuilles mortes, sauf celles du chêne et de la rhubarbe,
– paille, foin,
– plantes et fleurs mortes,
– marc de café, poches de thé,
– pâtes alimentaires sans huile,
– écales de noix, sciure de bois non traité.

Il est important de couper les résidus en petits morceaux pour faire du compost plus rapidement.

À l’automne, faites une bonne réserve de matières brunes, riches en carbone.

Matières à ne pas composter

– les mauvaises herbes montées en   graines ou rampantes;
– viande et poisson (à cause de la vermine), les os (attire les bêtes);
– les produits laitiers, surtout à cause des mauvaises odeurs;
– les excréments d’animaux et d’humains;
– les semences;
– les branches (trop long à se décomposer);
– les feuilles de chêne et de rhubarbe, car elles contiennent un agent toxique en se décomposant;
– la poussière d’aspirateur;
– les matières grasses (huiles végétales, vinaigrettes à salade, mayonnaise, etc);
– la chaux et la cendre.

Comment composter

Pour réussir le compost, c’est-à-dire que les résidus se décomposent, certains éléments doivent être respectés. Ce sont des micro-organismes qui participent au processus de décomposition tels les acariens, bactéries, cloportes, centripèdes, coléoptères, vers de terre, champignons. Le compost devrait être humide (comme une éponge tordue). Trop humide, il y aura odeur de pourriture; trop sec, il ne se décomposera pas.

– placer le compost dans une zone de votre terrain à la mi-ombre, mi-soleil. Donc pas complètement à l’ombre, ni complètement en plein soleil pendant toute la journée ni dans un creux où il risque d’être inondé en cas de pluie;

– aérer le compost, quelques fois durant la période d’ajout de matières ou plus souvent pour accélérer le processus de décomposition, à l’aide d’une fourche. L’oxygène est essentiel à la survie des microorganismes décomposeurs;

– s’il est trop sec, l’arroser ou enlever le couvercle de votre contenant lorsqu’il pleut. S’il est trop humide, ajouter des feuilles mortes.

La clé du succès dans le compostage est l’équilibre entre les matières vertes et les matières brunes.

Type de contenants

 Plusieurs types de contenants existent sur le marché pour faire du compostage. En bois à un ou deux compartiments, en plastique de forme carrée,  de style cloche, ou même comme un baril que l’on roule pour permettre l’aération. N’hésitez pas à visiter des sites internet pour voir la grande variété sur le marché. Il est aussi possible de le fabriquer soi-même.  Si la grandeur de votre terrain le permet, vous pouvez le faire en un tas sans contenant, à une bonne distance de la maison. En principe, un compost bien contrôlé émettra très peu d’odeurs.

Pour composter en hiver, il suffit de garder un grand bac près de la maison et de le transvider dans la zone désignée une fois le printemps arrivé. Il existe aussi un type de compostage à l’intérieur, utilisant des vers rouges.

Les résidus de la cuisine peuvent être gardés dans un contenant, dans l’aire de préparation des aliments. L’on prendra soin de le vider à tous les jours pour éviter la pourriture et les moisissures et donc les odeurs qui peuvent s’en dégager.

Le compost sera prêt à être ajouté au jardin, dans les plates-bandes, sur la pelouse, autour des arbres ou à vos plantes d’intérieur lorsque vous ne pourrez plus distinguer les résidus.

Pour un complément d’informations, veuillez vous référer au site internet mentionné ici-bas.

Bon compost!

Lien internet :

https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/matieres-organiques/compostage-domestique

Types de contenants

A– Contenant  pour ramasser les résidus de cuisine, à être transvidés dans le compost extérieur, tous les jours.

B– Contenant en plastique, avec couvercle. Le compost est disponible en levant la partie avant.

C– En bois et en grillage de fabrication maison, dont un côté sert de porte pour aérer et utiliser le compost.

D– En bois de fabrication maison, à deux compartiments. R

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