2018-05-Aider les papillons monarques

Aider les papillons monarques, de Élise Alix.

Vous avez sûrement entendu parler du monarque, qui est en danger. Pour vous informer, j’ai fait une entrevue avec Monique Théoret qui est dans la Patrouille papillon. J’ai aussi interviewé Josée Bolduc, la directrice générale de Lingwick, municipalité amie des monarques. Elles nous renseignent  sur la vie du monarque et sa population. Elles nous expliquent ce que c’est d’être ami des monarques et les actions que vous pourrez mettre en œuvre.

La vie du monarque

Lorsque la femelle et le mâle s’accouplent, le mâle meurt peu de temps après. La femelle va uniquement pondre ses œufs sur de l’asclépiade. Les chenilles sortent des œufs de trois à douze jours plus tard. Lorsqu’ils éclosent, les chenilles se nourrissent de l’asclépiade. Pourquoi la femelle a-t-elle pondu ses œufs sur de l’asclépiade? Parce que l’asclépiade est toxique. Puisque la chenille mange cette plante, le papillon, plus tard, est toxique et les prédateurs n’ont pas le goût de le manger. Après avoir mangé l’asclépiade pendant deux semaines, la chenille se suspend et fait sa chrysalide verte. Au bout de deux semaines, la chenille, maintenant devenue un monarque, sort de sa chrysalide. Il migre vers le Mexique où il va hiberner. Il reste là-bas jusqu’en mars. Ensuite, plusieurs générations se succédant au cours du long voyage, il revient ici et le cycle recommence.

Population en danger

Les monarques sont en voie de disparition. Leur population a diminué de 77 % depuis 1993, dont 15 % depuis l’an dernier. Ils ont beaucoup de difficulté à aller au Mexique et à  revenir. Pendant leur migration, il y a parfois de grands vents. Il y a aussi les herbicides que les agriculteurs utilisent parce que l’asclépiade pour eux est une mauvaise herbe, ils vont essayer de s’en débarrasser.

Municipalité amie des monarques

En fait, être ami des monarques, c’est les aider. Une ville qui est amie des monarques choisit des mesures parmi celles proposées par la fondation David Suzuki. Par exemple, notre village a choisi les mesures suivantes : publier une déclaration visant à accroître la sensibilisation au déclin des populations de monarques et au fait que cette espèce a besoin d’habitats; organiser ou soutenir une vente ou une distribution gratuite d’asclépiade et/ou de plantes indigènes; organiser ou soutenir une collecte de semences et de gousses d’asclépiade.

Aidez-les!

Si vous voulez aider les monarques, vous pouvez planter l’asclépiade. Mais il y a des critères à respecter, les voici :
– choisir un endroit sableux ou graveleux bien drainé, tranquille, à l’abri du vent et ensoleillé;
– choisir des plantes nectarifères de préférence mauves ou jaunes parce qu’elles sont attirantes, par exemple, il y a la mauve alcée, la menthe, la sauge, la verveine, la violette, le pissenlit et la mélisse;
– ne pas mettre d’insecticide, d’herbicide ou d’autre produit chimique dans votre jardin.

À l’ouverture du marché, le 8 juin prochain, Monique Théoret va donner des graines d’asclépiade aux citoyens. Prenez-en bien soin.

Papillon-Monarque
Photo : source internet