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Le plaisir de vous informer



Opinion - Décembre 2022  


« Quand l’inflation nous tient »

par Catherine Bouffard


Nous entendons beaucoup parler de l’inflation depuis les derniers mois. La demande de biens augmente, et le rythme de production ne suit pas. La rareté des produits crée une partie de cette  inflation. La classe moyenne s’appauvrit et les riches s’enrichissent.

 

Malgré l’augmentation des prix dans toutes les catégories de biens, plusieurs personnes ont profité des rabais tant annoncés lors des journées du Vendredi fou et du cyber lundi, tant en ligne que dans les magasins. Selon quelques reportages...


Le journal

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Texte choisi - Décembre 2022


« Hommage à Jacqueline »


Une autre grande bénévole du Reflet prend sa retraite de notre journal. Elle  qui s’implique depuis de nombreuses années.


Faisant partie du conseil d’administration dès 1988, en tant que trésorière et ce, jusqu’au début de 2010, alors qu’elle laisse sa place à Suzanne Paradis. Elle n’est pas partie très loin, puisqu’elle fut administratrice au C. A. jusqu’au printemps 2014, laissant une relève plus jeune lui succéder.


Jacqueline a participé au montage du journal depuis ses débuts, jusqu’en juin dernier. Elle est dans son élément avec crayons de couleur, règles, stencils, collages, etc., pouvant ainsi donner libre cours à sa créativité jusqu’à l’arrivée des ordinateurs. Par la suite, elle suit des cours d’ordinateur...


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Texte choisi #1 - Avril 2022



« Monsieur James Ross »

par Isabelle Mandalian et Daniel Audet



James Ross un remarquable oublié

 

James Ross était, pour ses contemporains, une figure éminente de la vie publique du comté de Compton; il est un des fondateurs importants du village de Gould.

 

Né à Fearn, dans le Rosshire au nord-ouest de l’Écosse, le 6 septembre 1814, d’un père pasteur presbytérien, Alexander Ross et d’une mère du même clan, Christina Ross, il est le cinquième d’une fratrie de onze enfants. Il fait ses premières études à l’Invergordon Grammar School et fait la traversée à l’âge de 15 ans, probablement engagé en Écosse par une maison marchande britannique installée au Québec. Quelques années plus tard, la compagnie marchande le nomme capitaine d’un navire faisant commerce entre le Québec et les Antilles anglaises.

 

Il vient s’installer à Cookshire en 1842, où pendant trois ans, il tient un commerce. Dès son arrivée dans la région, il est attiré par le canton de Lingwick, majoritairement peuplé de Highlanders de langue gaélique. En 1845, un pont vient remplacer le traversier de Henry Cowan sur la rivière au Saumon où est situé aujourd’hui le parc du Belvédère. Ce nouveau pont facilite la communication et permet à James Ross et à sa famille de s’installer à Gould et d’y ouvrir le premier magasin général (aujourd’hui l’auberge La Ruée vers Gould). Une fois le magasin général ouvert, James construit derrière celui-ci une usine de potasse, alors très en demande. La potasse était fabriquée à partir de cendres de bois lessivées, ce qui a permis aux premiers arrivants d’obtenir un petit revenu à partir du bois coupé lors des défrichements de leurs terres. Comme il n’y a pas encore de train dans la région, régulièrement, James Ross va vendre la potasse à Montréal et revient à Gould avec des marchandises pour son magasin général.  

 

Impliqué dans le développement de la communauté, James Ross est le premier maire de Lingwick à l’érection de la municipalité en 1855. Il occupe à plusieurs reprises ce poste ainsi que celui de secrétaire de la commission scolaire et du conseil municipal. Il est lieutenant-colonel dans la milice et veille de toutes les manières en son pouvoir à l’intérêt supérieur du canton et de ses concitoyens.  

 

À la Confédération des provinces, en 1867, il est élu député conservateur du comté de Compton, grâce à la connaissance de son milieu, de sa grande intégrité et de son adresse d’orateur. Il siège à l’Assemblée nationale du Québec

(hyperlien : http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/ross-james-5181/biographie.html) jusqu’en 1871, année où il est défait.

Il se rend alors en Grande-Bretagne, en 1872 et de nouveau en 1873, pour susciter l’intérêt de ses compatriotes écossais à immigrer dans les Cantons-de-l’Est. Ces missions, dans lesquelles son cœur et son esprit étaient très engagés, sont interrompues abruptement par sa mort trop précoce le 23 janvier 1874.

 

M. Ross était avant tout un autodidacte. Les journalistes de l’époque le considéraient comme étant l’un des hommes les plus cultivés au Québec. D’un milieu trop modeste pour lui avoir donné la chance de suivre des cours universitaires, il consacra toutes les expériences de sa vie à nourrir ses connaissances et sa culture. Commerçant aux Antilles anglaises, il apprit à maîtriser la langue espagnole. Au cours de son séjour dans la ville de Québec, il se familiarise, non seulement avec la langue, mais aussi avec la littérature française. Sa langue maternelle était le gaélique et il avait aussi appris l’anglais. En effet, on disait de lui qu’il était le seul homme du parlement à l’époque qui pouvait parler quatre langues.

 

James Ross, comme beaucoup d’Écossais, aimait écrire de la poésie. Il possédait un sens poétique raffiné et du génie dans l’écriture : jeune homme, il reçut une solide reconnaissance du directeur de l’un des journaux de la ville de Québec pour ses contributions poétiques. Certains de ses poèmes se trouvent encore dans les archives de la Sherbrooke Gazette.


En religion, M. Ross était un presbytérien; bien qu’il aimât l’Église de ses ancêtres, il avait toujours une grande sympathie pour les Églises des autres dénominations.  

Généreux, James Ross a utilisé toute son énergie, toute sa créativité, toute sa disponibilité pour conforter ses concitoyens, jeunes ou vieux, dans leur nouveau pays. En 1838, il épouse Marianne Browne à Québec. Le couple a quatorze enfants, dont dix vivants : cinq garçons et cinq filles. Son fils Alexander prendra la relève du magasin et sera aussi maire de Lingwick. Mme Ross meurt en paix en 1890. Les noms de James Ross et de Marianne Browne ont longtemps été tout ce qui est synonyme de généreux, fiable et droit. R


Sources:

History of Compton County, by L.S. Channell, 1896,

Global Heritage Press inc, Ontario, 2005.

Canton de Lingwick 150e, Township of Lingwick, 1855-2005, Céline Gagné et Marcel Langlois, Comité du 150e anniversaire du canton de Lingwick, 2005.


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