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Le plaisir de vous informer



Éditorial - Juin 2021

« La gestion du boss » (Clause dérogatoire)

par André Mathieu

Notre premier ministre Legault invoque la clause dérogatoire pour le projet de loi 96 sur la préservation de la langue française. Cet argument massue a été utilisé à l'occasion du projet de loi 21. Le premier ministre a parlé d'un juste équilibre entre les droits collectifs et les droits individuels, avec cette fameuse clause dérogatoire; il ne peut y avoir d'équilibre quand on abolit les droits individuels, lesquels droits sont garantis par la Charte québécoise des droits et libertés.

 

Cette Charte a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en 1975 et ce fut une garantie pour le respect des droits de la personne au Québec. Ce n'est pas rien que cette Charte.

 

Entre autres : ...

Texte choisi - Juin 2021

« Hommage

aux bénévoles »

par Céline Gagné, mairesse


La municipalité veut par ce geste témoigner à nos bénévoles toute la reconnaissance qu’ils méritent pour leur contribution au bien-être de notre population.

 

Nous sommes fiers de pouvoir compter sur autant d’organismes, avec tous ces dévoués bénévoles qui sont la force et la ressource la plus puissante et la plus importante de tout organisme.

 

La municipalité a choisi de planter un arbre qui donne des fruits, en avant du centre municipal, pour souligner l’apport exceptionnel des bénévoles de nos organismes au développement et à la vitalité de notre communauté sur les plans économique, culturel et communautaire.

 

Le bénévolat est l’art de la gratuité du cœur et du temps. Mariette en était un bel exemple; ...

Le journal

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Éditorial du mois

Texte #1 choisi du mois

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Texte choisi - Avril 2021



« C'est la guerre ! »

par Daniel Pezat



L’éditorial du Reflet du mois de février est une belle réflexion et probablement une bonne compréhension de la situation dans laquelle le Québec est plongé.

 

Néanmoins, je ne partage pas toutes les opinions mises de l’avant par l’auteur. Il nous faut regarder les choses en face : la COVID-19 et ses variants ne disparaîtront pas de sitôt. La vérité est que nous sommes en guerre contre un virus !

 

Les gouvernements en place, tant à Ottawa qu’à Québec, font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont et ce qu’ils savent de la gestion d’une pandémie. En fait, ils apprennent sur le tas ! D’accord pour reconnaître que Justin est un bon patineur et que trop souvent, il parle pour ne rien dire. C’est également vrai qu’il aime jouer les grands frères vis-à-vis les provinces en général et le Québec en particulier. Il ne fait qu’hériter des coupures sauvages du dernier gouvernement conservateur. Dans le domaine scientifique, la recherche entre autres a été pratiquement rayée de la carte.

 

Ottawa n’a pas de contrôle sur la production et la livraison des vaccins. À qui la faute? Le Canada, avec ses quelque 38 millions d’habitants, ne fait tout simplement pas le poids face aux USA, ou à l’Union européenne. Contrats ou pas ! C’est vrai que notre gouvernement fédéral est mou, et lent à prendre des décisions difficiles. À vouloir ménager la chèvre, le chou et... le loup, on ne fait que perdre du temps.

 

 À Québec, on sent que les politiciens en place piaffent d’impatience devant les indécisions d’Ottawa. Ce gouvernement en est un de gens d’affaires, ils sont pressés. Eux aussi héritent de l’incurie des derniers gouvernements libéral et péquiste en matière de santé. Les coupures à répétition depuis 1995 portent fruit. Notre système de santé fait naufrage et le personnel médical est au désespoir.

 

Nous sommes en état de guerre ! Nos droits individuels sont à mettre pour un temps de côté, seule la collectivité compte. Nous sommes des Nord-Américains gâtés, nous ne sommes pas habitués à voir nos libertés un tant soit peu bousculées. Il n’y a qu’une solution pour se sortir de ce pétrin : une adhésion stricte aux consignes, la discipline, du civisme et la solidarité. Je crois en l’efficacité d’un couvre-feu, au port du masque et au respect de la distanciation physique. La question est simple : voulons-nous sortir de cette épreuve avec un minimum de pertes?

 

Comme le 11 septembre 2001 a ouvert l’ère du terrorisme international, la COVID-19 a rouvert l’ère des grandes épidémies. À ce jour (5 février 2021), le Québec compte un peu plus de 10000 morts sur une population de quelque 8,5 millions d’habitants. Juste pour se comparer, la grippe espagnole de 1919, a eu 253000 cas et fait 14000 victimes sur une population de 2,2 millions. Aujourd’hui, nous sommes mieux outillés pour lutter contre les virus; pourtant nous sommes loin d’avoir gagné la bataille.

Les médias nous noient sous des commentaires souvent contradictoires des uns et des autres. Les professionnels de la santé et les politiciens, ainsi que ceux qui ne sont pas certains, tentent à qui mieux mieux de nous expliquer que personne ne sait trop comment faire face à la situation. Les gérants d’estrade ont beau rôle. Comment se faire une idée juste dans ce fouillis d’informations?

 

Saurons-nous tirer une leçon de cette crise? Ne nous faisons pas d’illusion : dans l’avenir, il y aura d’autres pandémies. Les voyages internationaux plus faciles, les changements climatiques et les déplacements de population qu’ils entraînent en seront les causes. Nous grugeons chaque jour les territoires de la faune sauvage. Elle est maintenant parmi nous. Cette proximité favorise des contacts et la transmission de maladies autrefois inconnues de l’humanité.

 

Dans les circonstances, le doute n’est pas de mise. Nous devons nous serrer les coudes, faire front commun avec courage et détermination. Arrêtons de nous regarder le nombril. Cessons de compter toutes les coches mal taillées, laissons l’histoire en juger. Il y aura encore des morts, ce sera vous, un ami, ou moi; pourtant il nous faut regarder vers demain. Cultivons l’espoir et la confiance; il n’y a qu’ensemble que nous vaincrons cette peste qu’est la COVID-19 ! R