Le plaisir de vous informer



Éditorial - Décembre 2019  

« L'information encore en danger »

par André Mathieu

Le sujet de l'information est d'actualité et le sera longtemps encore. Dans Le Reflet d'octobre, j'ai essayé de cerner toute l'importance d'être informé et de l'être de sources indépendantes les unes des autres. Le Groupe Capitales Médias (GCM), (dont La Tribune fait partie), est en processus de sauvetage et une coopérative d'employés est au travail pour mettre au point un plan de relance. Le groupe Québecor avait manifesté son intérêt pour racheter GCM. Il est évident que Québecor recherchait à agrandir son empire médiatique, ce qui n'est pas souhaitable.

Donc, nous avons une coopérative qui va prendre la relève. Il faut du financement et qui est le champion de la coopération au Québec?  

Texte choisi - Décembre 2019

« La vie continue… autrement »

par Monique Théoret

L’hiver est-elle la saison morte ? En apparence seulement, car chaque être vivant développe des stratégies de survie aux conditions climatiques plus rudes. Des espèces s’adaptent au froid tandis que d’autres le combattent.

Allez! On se bouge!

Les animaux les mieux adaptés à l’hiver restent actifs. Étant avantagés par les changements survenant dans leur corps, ils hivernent. Pour nous déplacer facilement sur la neige, nous pouvons chausser des raquettes. Déjà chaussés pour la froide saison, le lynx du Canada et le lièvre d’Amérique s’enfoncent peu dans la neige. Les grands pieds du lynx sont recouverts d’un tapis de ...

Le journal

Télécharger le dernier Reflet

en PDF en cliquant sur l'image

Éditorial du mois

Texte choisi du mois

Lire la suite...

Lire la suite...

2e Texte choisi - Mai 2019


Rubrique : La nature de notre canton

Les belles printanières

par Monique Théoret



Le printemps est magique; après une longue pause, la vie germe enfin. Une éclosion de couleurs et de parfums s’ensuit. Tout semble sans attrait sous les arbres encore dépouillés, pourtant des plantes hâtent leur floraison, profitant de la luminosité. Pour elles, c’est le temps de faire des réserves et de se faire butiner par les pollinisateurs. La plupart des belles printanières ont une croissance lente l’été, plusieurs entrent déjà en dormance. Impressionnant, ces plantes peuvent parfois vivre plusieurs décennies. Allez à leur rencontre et découvrez de magnifiques paysages.

Comme le canton est composé d’une mosaïque forestière variée, il y a de belles occasions pour l’observation. Sans compter que vos randonnées seront agrémentées par le concert des oiseaux forestiers en pleine période de migration et de reproduction. Voici un aperçu de quelques particularités qui sauront éveiller votre curiosité et vous donner l’envie d’explorer les sous-bois.

m.espacepourlavie.ca

www.fleursduquebec.com

Dans la forêt feuillue, surtout dans l’érablière, poussent :


La sanguinaire du Canada : les conditions propices à sa croissance se retrouvent dans les érablières humides et riches en humus. Son nom vient du latex rouge sang contenu dans la plante. Sa fleur s’ouvre tôt au printemps, juste avant sa grande feuille unique. Son statut est vulnérable au Québec, les principales menaces étant le broutage intensif du cerf de Virginie, les coupes forestières, la destruction de son habitat, le développement urbain et agricole et le prélèvement de spécimens entiers.

 

Le trille blanc : comme son nom l’indique, il est formé de plusieurs parties groupées par trois. Il faut compter environ dix ans, soit au moins six stades de croissance, pour qu’un plant fleurisse pour la première fois. Un plant peut vivre plus de trente ans. Son habitat et son statut de protection sont semblables à ceux de la sanguinaire du Canada.

 

Le trille rouge : sa couleur et son odeur rappellent la viande en décomposition, c’est idéal pour attirer les mouches et insectes pollinisateurs.







L’érythrome d’Amérique : seulement 2 % à 10 % des individus fleurissent après huit à dix ans. Les plants dont la croissance est incomplète n’ont qu’une seule feuille, tandis que les plants matures ont deux feuilles tachetées et une jolie fleur jaune. Après la floraison, toutes les parties visibles de la plante disparaissent jusqu’au printemps suivant.

 


Dans la forêt mixte où les feuillus côtoient les conifères, se trouvent :

 

Le trille ondulé : il se distingue des trois autres trilles du Québec par ses pétales blancs marqués d’un « V » pourpre à leur base. Il pousse souvent en bordure des ruisseaux.

 




L’arisème petit prêcheur : il est en forme de calice avec un capuchon vert rayé de rouge; il ressemble aux chaires des églises anciennes. Assez surprenant, il peut changer de sexe selon les réserves nutritives accumulées au cours de l’été.

 










La maïanthème du Canada : elle fleurit en mai et juin, de dix à trente toutes petites fleurs rassemblées en grappes. La floraison persiste durant environ un mois. La hampe florale se développe en mai d’où son nom.










Dans la forêt ombragée de conifères, vous attendent :

 

Le cypripède acaule : mieux connu sous le nom de sabot de la vierge, c’est une orchidée. Le pétale du milieu est gonflé comme un sac. Sa forme particulière l’oblige à obtenir l’aide des gros insectes pollinisateurs, comme les abeilles, pour être fécondé. En plus, pour germer, ses graines exigent la présence d’un champignon particulier dans le sol. Ce dernier permettrait aussi à la plante d’absorber certaines substances vitales.

 

Le cornouiller du Canada :  cet arbuste porte de minuscules fleurs vertes, tellement petites qu’elles peuvent passer inaperçues. C’est pourquoi mère nature a coloré de blanc quatre de ses feuilles, si bien qu’on dirait des pétales. Voilà ce qu’il faut pour attirer les insectes pollinisateurs vers les vraies fleurs. Il fleurit de mai à juillet.

 

La trientale boréale : elle fleurit au même moment que la maïanthème du Canada; par contre, ses fruits bleutés sont déjà formés en juin. Ses fleurs étoilées sont charmantes.


Le temps froid a retardé l’éclosion des fleurs; surveillez leur arrivée au cours des mois de mai et juin. Elles sont souvent discrètes, prenez garde de les piétiner et d’éviter de déranger les pollinisateurs en action. D’ailleurs, ceux-ci seront le sujet d’une prochaine chronique La nature de notre canton.

 

 

Si l’histoire naturelle vous fascine, nous vous invitons à nous faire part de vos suggestions pour de futures chroniques ou posez-nous tout simplement vos questions.

 

Quoi qu’il en soit, partager nos connaissances et découvertes nous permet de mieux apprécier la beauté qui nous entoure. R

 

Références :