Le plaisir de vous informer



Texte choisi - Septembre 2019

« Deux inconnues à Gould »

par Camille Lopes

Lorsqu’Éloïse et moi avons appris que nous étions officiellement engagées pour travailler sur la 6e édition de La nuit du pont couvert, on savait qu’on s’embarquait dans quelque chose de gros. Malgré l’inconnu que cela représentait, considérant que nous n’avions jamais vécu cette nuit unique en son genre, un sentiment d’être à notre place nous a rapidement envahies. Je me sentais appelée par cette opportunité, sans savoir pourquoi. Nous sommes arrivées à Gould le premier juin, sans jamais y avoir mis les pieds avant. Nous avons...

Le journal

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Éditorial du mois

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Éditorial - Septembre 2019  

Des élections (encore)

par André Mathieu

Quatre ans entre les élections fédérales, c'est si vite passé. Le parti élu s'installe au pouvoir et tente de remplir ses promesses, (parfois pas), en essayant de ne pas trop décevoir en vue de sa réélection, et nous sommes maintenant rendus à cette élection.

Qui peut nommer trois ou quatre promesses des libéraux? Est-ce que la suite a été heureuse? La légalisation du cannabis afin d'enlever ce marché au crime organisé ou bien ...

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Texte choisi - Mars 2019 - #2


Témoignage

« Un livre, un ami »

par Daniel Pezat



Pour faire suite à l'Invitation de Danielle Leclerc, un livre a toujours été pour moi un mode d'évasion, de voyage, de découverte et de connaissance. Tout jeune, je lisais les romans de Jules Verne; 20 000 lieues sous les mers et L'île mystérieuse ont bercé mon imaginaire d'enfant. Plus tard, il y a eu la rencontre avec Jack London et Croc blanc. Fenimore Cooper et Le dernier des Mohicans. Roman prémonitoire, je ne savais pas que plus tard, bien plus tard, j'irais vivre au Canada.

Adolescent passionné de voile et de plongée sous-marine, je me tournais vers les histoires vécues de circumnavigateurs; avec le commandant Cousteau, ils m'ont entraîné autour du monde. Jeune adulte, je me souviens avoir lu Jean-Paul Sartre; Le mur m'a marqué pour des années, ainsi que les poèmes de Jacques Prévert et d'Arthur Rimbaud; ils m'ont ouvert une porte sur la réflexion, la prise de conscience... et la rébellion.

J'étais un rat de librairie. Partout où j'allais, un livre me suivait; j'oubliais de descendre de l'autobus ou du métro. Je lisais et bien souvent relisais un roman ou un essai, soulignant et commentant des passages. Mes lectures se tournaient volontiers vers les écrivains français. Plus tard, à Montréal, les auteurs québécois ont attiré mon attention. Je l'avoue, un choc culturel, Réjean Ducharme m'attendait au détour de L'avalée des avalés et Michel Tremblay avec son univers du Plateau Mont-Royal. Dans un autre registre, Antonine Maillet avec Pélagie la charrette, Lionel Groux avec Lendemain de conquête, François Xavier Garneau et son Histoire du Canada français, comme bien d'autres, m'ont chacun à sa manière initié à l'histoire, à la culture et à la littérature québécoise. 

À Lingwick, je fréquentais assidûment la bibliothèque, seul ou accompagné de mes garçons; nous en ressortions toujours avec de beaux projets de lecture. À cette époque, les ordinateurs faisaient leur apparition dans nos vies. Je me souviens avoir écrit (j'en ai honte) « ...jamais un ordinateur ne remplacerait un livre! » Beau manque de clairvoyance de ma part. Je ne savais vraiment pas ce que l'avenir me réservait. 

Devenu malvoyant, passé le temps de la colère, il m'a bien fallu m’accepter et apprendre à lire autrement. Télé-visionneuse ou écran si pratiques ne m'ont guère apporté de satisfaction. Maintenant, je lis avec un lecteur audio adapté. J'en ai toujours un à ma portée, où que je sois. Mais dieu que les livres me manquent! Il m'arrive encore d'en prendre un et d'en tourner les pages, d'en sentir l'odeur, de me souvenir de ce que j'y avais lu... et de me dire que j'ai eu tout de même de la chance de pouvoir profiter d'eux. 

Si pour une raison ou une autre, je devais partir et n'emporter que quelques livres, j’en choisirais deux : Don Quichotte de Miguel de Cervantes et Robinson Crusoé de Daniel de Foe. J'ai toujours craint l'ennui et le désœuvrement, tout autant que l'absurdité du monde dans lequel nous vivons; Don Quichotte la fuit par la folie, Robinson Crusoé a lutté contre son ennui par le travail. Je me reconnais bien dans ces personnages. R