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Opinion du mois

Texte choisi du mois

Novembre 2025  

« Sauver la CAQ en tapant sur les médecins! »

par André Mathieu

Est-ce que notre gouvernement est rendu à un point de désespoir tel que s’attaquer aux médecins serait la découverte de la saison?

On sait bien, les médecins généralistes et spécialistes sont une classe privilégiée de notre société. Leurs études ont été à la charge de l’État, c’est donc qu’ils devraient être reconnaissants et accepter ce qu’on leur offre comme conditions de travail et de rémunération, cela étant une légende urbaine qui s’est propagée avec le temps.


Et que pour la CAQ, ce serait un exploit de marque que de « casser » ce groupe de professionnels. Nous avons choisi d’avoir des soins de santé aux frais de l’État...

Novembre 2025

Médias sociaux

« Pour l’amour de Lingwick »


Bonjour, chers membres de la communauté de la page Facebook du canton de Lingwick.

 

Un brin d’histoire

 

En 2014, lorsque je fus conseillère au siège numéro 4, mon dossier attitré était le tourisme. Alors, la première chose qui fut mise en action de ma part fut de créer la page Facebook du canton de Lingwick. Cette page nous mit sur la map.

 

Elle a fait rayonner notre vie sociale et notre dynamisme, par des centaines de photos, pour la plupart prises ...

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Opinion - Décembre 2024  


« Mon pays, mes amours »

par Marcel Langlois (2024-11-15)


Une démocratie ne se dirige pas par des béni-oui-oui toujours prêts à approuver la volonté du chef. Cela, c’est le propre de la Chine, de la Russie, de la Corée du Nord, de tant d’autres pays… autocrates, dictatoriaux.


 Dans une démocratie, les législateurs discutent, souvent fermement, pour arriver à une solution qu’ils croient bonne pour le peuple. Dans une démocratie en bonne santé, ils écoutent le peuple et tentent, dans la mesure du possible, de respecter sa volonté.

 

Dans notre petit pays d’un peu plus de quinze kilomètres sur quinze, le peuple a évalué que cela ne se passait pas ainsi chez lui.

 

Une politique d’aide financière et de soutien aux OSBL, très contrôlante, a profondément blessé les bénévoles de notre communauté. Ils sont nombreux. Ils ont des parents, des amis, des sympathisants. Ça fait beaucoup de monde.

 

Puis, est arrivée la fermeture brutale du pont couvert. Même s’il fallait vraisemblablement la faire, la façon dont elle s’est faite a mis le feu aux poudres.

Aucune information préalable n’a été donnée à la population qui s’identifie à ce pont à valeur patrimoniale.

 

On a installé des barrières monumentales. Pire : on a ajouté des pièces reliées par des fils barbelés, «moins chers» que d’autres moyens de sceller le couvercle.

Le mécontentement s’est exprimé. Plus d’une soixantaine de personnes ont refusé d’être les sujets d’une monarchie ou d’une dictature.

 

Elles se sont regroupées, se sont organisées et sont venues expliquer qu’elles n’acceptaient plus une direction qui ne lui convenait pas. Elles ont réclamé la démission immédiate du maire.

 

Démocratie. De deux mots grecs : dêmos, peuple et kratos, pouvoir, qui ont donné dêmocratia, le pouvoir du peuple.

 

Le peuple a non seulement manifesté qu’il croit à la démocratie, qu’il la souhaite : il l’a exigée.

 

Ouf! C’est dur. C’est puissant.

Pour résister à cette force, il faut accepter d’être dictateur et de se battre pour garder le pouvoir.

 

Le maire a d’abord fait séance tenante un long baroud d’honneur. Il a consciencieusement expliqué les difficultés réelles qu’il traverse avec son conseil depuis son élection. Il a fait lecture de certaines lettres de démission reçues d’élus et d’employés. Il a exposé pourquoi il ne se croyait pas responsable de la situation qu’on lui reproche. Il s’était visiblement préparé.

 

Il a fait un certain nombre d’autres barouds par la suite dans les médias, affirmant que tout va bien, que tout «est sous contrôle».

 

Puis, lui et trois conseillers qui avaient joint le conseil en remplacement de conseillers démissionnaires démissionnent le même jour.

 

Il n’y a alors plus de conseil municipal fonctionnel.

Notre conseil est formé de sept membres : un maire ou une mairesse et six conseillères et conseillers. À trois conseillers, ils n’atteignent pas le quorum. Ils ne peuvent plus payer une facture, acheter un tournevis ou une boîte de trombones.

 

Deux avocats délégués par la Commission municipale prendront les décisions qui permettent d’administrer les affaires courantes en attendant des élections (délai : au moins une soixantaine de jours, si tout va rondement, bien plus, peut-être.)

 

Quant à nous, citoyens, nous croiserons sûrement, à l’occasion, les démissionnaires. C’est petit, chez notre grand peuple.

À court terme, les rencontres ne pourront peut-être pas pour tous être amicales avec chacun. Qu’elles soient au moins empreintes de respect. C’est essentiel.

 

Et reformons un conseil à notre image généreuse.

 

Élisons des personnes dévouées à la communauté, des êtres sans vindicte, qui mettent de côté leurs intérêts personnels pour servir.

 

Elles existent, ces personnes généreuses. On les connaît chez nous. Sollicitons leur engagement.

 

Recréons le respect, la confiance, l’empathie, la bienveillance.

 

Personne ne le fera à notre place.

Mais nous en sommes capables. Nous l’avons déjà fait.

Rien ne nous empêche de le refaire.

 

Maintenant.