background

Le plaisir de vous informer



Opinion - Décembre 2022  


« Quand l’inflation nous tient »

par Catherine Bouffard


Nous entendons beaucoup parler de l’inflation depuis les derniers mois. La demande de biens augmente, et le rythme de production ne suit pas. La rareté des produits crée une partie de cette  inflation. La classe moyenne s’appauvrit et les riches s’enrichissent.

 

Malgré l’augmentation des prix dans toutes les catégories de biens, plusieurs personnes ont profité des rabais tant annoncés lors des journées du Vendredi fou et du cyber lundi, tant en ligne que dans les magasins. Selon quelques reportages...


Le journal

Télécharger le dernier Reflet

en PDF en cliquant sur l'image

Opinion du mois

Texte choisi du mois

Lire la suite...

Texte choisi - Décembre 2022


« Hommage à Jacqueline »


Une autre grande bénévole du Reflet prend sa retraite de notre journal. Elle  qui s’implique depuis de nombreuses années.


Faisant partie du conseil d’administration dès 1988, en tant que trésorière et ce, jusqu’au début de 2010, alors qu’elle laisse sa place à Suzanne Paradis. Elle n’est pas partie très loin, puisqu’elle fut administratrice au C. A. jusqu’au printemps 2014, laissant une relève plus jeune lui succéder.


Jacqueline a participé au montage du journal depuis ses débuts, jusqu’en juin dernier. Elle est dans son élément avec crayons de couleur, règles, stencils, collages, etc., pouvant ainsi donner libre cours à sa créativité jusqu’à l’arrivée des ordinateurs. Par la suite, elle suit des cours d’ordinateur...


Lire la suite...

Opinion - Février 2022  


« Ras le bol »

par Catherine Bouffard


J’en ai ras le bol, tu en as ras le bol, il et elle en ont ras le bol. Nous en avons tous ras le bol de la pandémie, des mesures sanitaires et de tout ce que ça nous fait vivre depuis deux ans. On veut revenir en arrière, mais… Est-ce qu’en faisant comme si le virus n’existait pas, ça va le faire disparaître? Est-ce qu’en manifestant de façon irrespectueuse, ça va régler le problème?

 

Autopsie de la pandémie après 24 mois ou presque, même si elle n’est pas encore morte.

 

Au début, mars 2020, il semblait y avoir une plus grande solidarité entre les personnes. C’était nouveau. Nous apprenions ce que c’est, une pandémie, la très grande majorité d’entre nous n’en ayant jamais vécu une. Puis des personnes se fatiguent plus vite que d’autres des mesures en place, elles font un peu à leur tête. Au fil du temps, de plus en plus de personnes s’en moquent. Leurs nombrils devenant plus grands que le gros bon sens. La division s’installe sournoisement. Les valeurs morales et éthiques s’entrechoquent. Quand la liberté des uns brime celle des autres.

 

Pour certains et certaines, nous sommes sous de la dictature, au Québec. Ces mêmes personnes sont-elles allées vivre dans un pays mené par un dictateur? Pas à demeurer sur une belle plage dans un tout-inclus pendant une semaine, mais plusieurs mois, parmi la vraie population? Nous empêche-t-on de voyager? Sauf, bien sûr, quand tous les aéroports du monde étaient fermés. Et maintenant, ce sont les parlements qui sont les cibles. Le premier convoi de la liberté, à Ottawa, la dernière fin de semaine de janvier.

 

Au départ, ce n’était que des camionneurs réclamant l’abolition du passeport vaccinal pour leur permettre de revenir des États-Unis. Mais bien vite, d’autres ont vu l’opportunité de se joindre à eux pour faire abolir toutes les mesures sanitaires.

 

La rébellion s’installe, sans répit et surtout, sans respect pour les résidents de ce secteur. Quand la liberté des uns brime celle des autres.

 

Québec et Toronto s’ajoutent aux villes visitées une semaine plus tard.

 

Ça me fait penser à une certaine époque où un gars de la construction m’avait raconté qu’il s’assoyait sur le coin du bureau de la secrétaire et la harcelait jusqu’à ce qu’elle se mette à pleurer. C’était il y a 40 ans. On dirait que le monde n’a pas beaucoup changé depuis ce temps-là.

 

Où est-ce qu’on s’en va? Le monde est malade. Je n’aimerais pas être premier ministre en ce moment.

Parfois, je me demande ce que j’aurais fait. Est-ce que je ferais mieux, ou plus, ou différemment? Je n’ai pas de réponse. Il y a plusieurs aspects à inclure dans la réflexion, parce qu’on ne prend pas la décision seulement pour soi-même ou sa famille. Et vous, si vous étiez premier ministre du Québec ou du Canada, qu’auriez-vous fait depuis deux ans?

 

Certains pays ont géré cette pandémie à leur façon, parfois pour le mieux et parfois, non. Au Québec, on ne peut pas se le cacher, notre réseau de la santé est malade. La pandémie a seulement démontré toutes ses failles. Il sera à repenser.

 

On nous dit déjà, depuis un bout de temps, qu’il va falloir apprendre à vivre avec ce virus. La pandémie devient une endémie, le virus est là pour rester. Il faudra bien trouver une façon de faire pour retrouver l’équilibre. Réunir au lieu de diviser.

 

Cette autopsie révèle qu’il y a de plus en plus de blessures. Et les plus grandes séquelles seront sûrement celles de nos relations avec les autres. Pourrons-nous, un jour, reconstruire des liens où la patience, la générosité, le partage, la tolérance, l’amour seront au cœur de l’humanité, pour en avoir moins ras le bol?

 

Quand la liberté des uns rimera avec celle des autres. R


(placeholder)