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Opinion du mois
Texte choisi du mois
Avril-mai 2026
Chronique d'un vieux fou
Qu'est-ce qui est acquis?
par Malois, 2026-04-05
Nous sommes portés à tenir pour acquis le monde dans lequel nous vivons. Avons-nous raison?
Résumer quelques événements marquants (dont on sait l’essence) de l’histoire de l’humanité nous donnera un échantillon acceptable sur lequel réfléchir, sans nous perdre dans des dédales infinis.
Parlons d’abord de démocratie.
On s’entend généralement pour dire que le concept en a été inventé à Athènes, en Grèce, vers le 8e siècle avant Jésus-Christ.
À cette époque...
Avril-Mai 2026
Félicitations, Isabelle!
par Isabelle Bouffard
La 98e cérémonie des Oscars s’est tenue à Los Angeles. La jeune fille qui pleurait des perles, film québécois, a obtenu l’oscar du meilleur court métrage d’animation créé par deux cinéastes montréalais, Maciek Szczerbowski et Chris Lavis.
Eh bien, nous aussi pouvons être fiers, car une importante collaboratrice, qui a participé activement à ce chef-d’œuvre, demeure dans le canton de Lingwick.
Je vous la présente : Isabelle Mandalian.
D’emblée, Isabelle souligne qu’elle fut très touchée lorsque les deux cinéastes et amis lui ont proposé d’être coscénariste du ...
Opinion - Février 2026
Notre église municipale: croix ou trésor?
Danielle Leclerc
Chez nous, nous avons des gens dévoués qui s’activent pour offrir des activités formidables qui font rayonner Lingwick : Bike stop, P’tit Pub, Nuit du pont couvert et restauration prochaine du pont couvert, Oscar-Dhu ; il y a eu aussi La Ruée vers Gould, restaurant reconnu dans toute la région, le marché public, et j’en oublie.
Depuis quelques décennies, le monde est en mutation ; des transformations sociales sont observées, telles que le délaissement de la religion par la population. Le pôle d’activités communautaires du village, du quartier, n’est plus le perron de l’église ; il s’est déplacé. De fait, plusieurs églises se sont vidées, laissant des paroisses très pauvres, des bâtiments de moins en moins bien entretenus, voire, laissés à l’abandon. Ce phénomène a peu à peu amené les gens à se questionner sur la fonction des églises. Cette réflexion a favorisé un changement dans le statut des églises, qui s’opère actuellement dans plusieurs villes et villages du Québec.
Selon Véronique Larocque, dans un dossier paru le 31 mai 2025 dans le journal La Presse, En 2003, le Conseil du patrimoine religieux du Québec a inventorié 2751 lieux de culte dans la province. Depuis, 165 d’entre eux ont été démolis et plus de 680 ont été vendus puis transformés.
Elles sont donc déconfessionnalisées, démolies ou vendues, pour ensuite être converties, en fonction des projets d’un promoteur ou selon les besoins du milieu : centres communautaires, refuges, bibliothèques publiques, salles de spectacles, logements abordables, restaurants, centres sportifs (escalade, pickleball). Les plafonds hauts, la luminosité, les planchers de bois, les vitraux, la situation stratégique sont toutes des caractéristiques avantageuses qui stimulent l’imaginaire, qui ouvrent la porte à la création, à l’éclosion de projets différents.
Les gens ont souvent le sentiment que ces lieux leur appartiennent, en quelque sorte, et ils n’ont pas tort. Que l’on pense simplement aux rites culturels et religieux qui se déroulaient en ces lieux, à tous les souvenirs de baptêmes, de mariages, de cérémonies pleines d’émotions. En remontant à l’origine de l’érection comme telle de l’édifice, qui se réalisait grâce aux dons en argent ou en matériaux et au bénévolat des paroissiens, les gens ont bien raison, leur impression est tout à fait légitime. Ils peuvent s’y sentir chez eux.
C’est donc dans cet esprit, je suppose, que dans bien des régions, les citoyens veulent agir pour préserver ce patrimoine bâti. Il fait partie de la famille, comme on dit. Toutefois, derrière les bonnes intentions, il y a un enjeu de taille: l’argent. Tous les experts à qui La Presse a parlé le confirment : convertir un lieu de culte coûte cher. Et plusieurs investisseurs mettent la clé sous la porte au bout de cinq ou dix ans en raison des coûts importants de chauffage, d’entretien et des taxes municipales.
Selon Olivier Maurice, courtier immobilier consulté dans le dossier de La Presse, les projets qui ont le plus de chances de réussite sont ceux qui utilisent la coquille du bâtiment sans trop modifier l’intérieur.
L’achat de l’église par notre municipalité a été un beau geste pour la communauté ; tant d’événements s’y sont déroulés, touchant tellement de citoyens. Cette décision en a interpellé plus d’un, directement au cœur.
En s’inspirant des métamorphoses qui se réalisent ailleurs, y a-t-il quelque chose à faire avec notre église à Lingwick, qui ferait rayonner notre communauté dans la région ? Y aurait-il une nouvelle vocation qui lui serait destinée, à faire jaillir ?
En regard de ces paramètres, nous devons amorcer une réflexion sur l’avenir de notre patrimoine bâti. La municipalité est responsable de deux églises, en plus du pont couvert. Que veut-on en faire ? Ils font partie de notre histoire ; il s’agit d’une partie importante de l’identité de notre communauté. Il faut trouver des façons, inventer des moyens d’assurer la vitalité, la viabilité de notre canton. Il faut faire vibrer nos cerveaux ! C’est une question de survie, pour la postérité.
Références : La Presse, section
Immobilier, dossier L’ère de l’église municipale, en trois articles, par
Véronique Larocque, 31 mai 2025.


