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Le plaisir de vous informer



Décembre 2023  

« Mieux consommer, toute l'année »

par Danielle Leclerc

Noël, cette période de réjouissance, réchauffe les cœurs et nous pousse à renouer avec la famille, avec nos proches. Elle vient raviver notre âme d’enfant. Le temps des fêtes nous prédispose aussi à la réflexion, aux bilans.

 

Je ne pense pas que les enfants d’aujourd’hui relient naturellement cette fête à la naissance de Jésus. Ils pensent plutôt aux cadeaux, comme les adultes. La religion ne prend plus la place qu’elle prenait auparavant dans nos vies. Et ça n’est pas plus mal.

 

Alors que nous sommes, d’une part, gavés de publicité voulant nous inciter à consommer davantage et d’autre part, inondés d’informations sur tout ce qui va mal dans le monde, je me questionne...


Le journal

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Opinion du mois

Texte choisi du mois

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Décembre 2023


« Requiescat in pace »

de Marcel Langlois


Que l’église repose en paix !

 

Depuis déjà quelques années, les fidèles réclamaient une paroisse. Ils l’ont obtenue.

 

Dès 1911, tu te mettais au service de l’Église, d’abord, mais aussi des paroissiens.

 

Tu as été un témoin privilégié de la vie de la communauté. Tu l’as vue se façonner. Tu l’as vue s’épanouir. Tu as vu ses misères, ses interrogations, ses succès aussi. Tu as tout vu, tout entendu.

 

Si à l’origine et longtemps encore, la messe se célébrait en ton sein dans un latin que les fidèles ne comprenaient pas, le prêche, lui, se faisait en français.

 

Les prêtres y enseignaient la doctrine catholique que les fidèles ne remettaient pas en question ; ils y proposaient, également sans discussion, la morale dite catholique, dont les principes de base pouvaient s’appliquer universellement à toute société humaine.

 

Les valeurs que porte la société d’aujourd’hui ...


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Opinion - Novembre 2023  


« Quand boire l’eau du robinet,

c’est comme jouer à la roulette russe »

par Monique Théoret



La région de l’Estrie regroupe une foule de petites municipalités, des milieux de coopération et d’entraide semblables à notre canton. On y fait la promotion de saines habitudes de vie. La famille et les aînés sont au cœur des préoccupations. On vise l’harmonie entre les besoins collectifs et la protection de l’environnement.


Des contaminants invisibles

 

Puis, en février 2023, une vaste étude sur la qualité de l’eau potable a lieu dans l’ensemble des municipalités québécoises. Sur les 376 lieux testés, 4 dépassent le seuil maximum proposé par Santé Canada concernant les perfluorés. Ils sont aussi nommés PFAS; ce sont des contaminants dits éternels, parce qu’ils s’accumulent dans les êtres vivants et l’environnement sans être dégradés. Ils sont utilisés dans les traitements antitaches, revêtements antiadhésifs, mousses anti-incendie, etc.

 

Les citoyens de Sainte-Cécile-de-Milton apprennent alors qu’un des prélèvements faits chez eux dépasse la norme de 30 nanogrammes par litre d’eau (30 ng/l). On leur dit qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer, que ces PFAS ont été décelés dans 99 % des échantillons prélevés au Québec. Ils ont à peine 6 ng/l de plus que la limite donnée.

 

Investir pour en apprendre plus

 

Là-bas, 2195 personnes dépendent d’un puits personnel pour l’accès à l’eau potable. Jusqu’en septembre, la municipalité a pris l’initiative de faire analyser des échantillons provenant de 10 puits sur les 90 existants. Les coûts de la procédure peuvent s’élever à 1500 $ par puits. L’eau d’un des puits a un taux de 72,7 ng/l, c’est plus du double de la limite acceptable.

Le maire, Paul Sarrazin, parle: « On propose d’être un laboratoire pour les PFAS au Québec. On a besoin d’aide du ministère de l’Environnement pour faire tous ces tests. On a payé de notre poche jusqu’à maintenant. » Il a interpellé Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, pour que Sainte-Cécile-de-Milton, la première ville québécoise aux prises avec une telle concentration dans son eau, puisse devenir un laboratoire ou fasse l’objet d’un projet pilote de recherche.

 

La situation devient inquiétante.

 

Fait inquiétant, lors d’analyses récentes, on a découvert d’autres contaminants dans l’eau. Ce sont des PFOS et PFOA, d’anciens perfluorés maintenant bannis. Ils sont mieux documentés et bien plus préoccupants pour la santé.

 

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) mentionne qu’un seuil de 4 ng/l pour les PFOS et PFOA ne doit pas être dépassé pour les enfants de moins d’un an, les femmes enceintes ou celles projetant de l’être. Cela peut porter atteinte au développement et entraîner un faible poids à la naissance. Les concentrations sont plus élevées dans certains lieux, dont l’école dans le centre du village. Les 240 élèves ont été exposés à des taux de PFOA de 7,35 ng/l et de PFOS de 9,5 ng/l.

 

Mélissa Généreux, de la Direction de la santé publique du CIUSSS de l’Estrie, dit que la prudence est de mise. « On ne fera pas exprès de s’exposer encore plusieurs années. On a recommandé à la population, peu importe l’âge ou le statut, de tenter, si possible, de réduire son exposition à l’eau du robinet. » Elle explique les risques éventuels liés à une consommation prolongée : cancer du rein, problèmes au niveau du système immunitaire, de la thyroïde et du cholestérol. Ces avis seront en vigueur au moins jusqu’à ce qu’une caractérisation environnementale plus poussée soit réalisée et que l’eau de tous les puits soit testée.

 

Découvrir d’où vient la menace

 

Les résidents veulent savoir d’où provient la contamination. Certains ciblent le lieu d’enfouissement technique, auparavant un dépotoir (dès les années 1950). Toutefois, la nappe phréatique ne coulerait pas vers les sites les plus contaminés. Le maire souligne qu’il y a de l’agriculture depuis longtemps.

 

Comment peut-on se protéger ?

 

Les gens veulent des filtres contre les PFAS. Ce ne sont pas tous les pichets filtrants et traitements qui peuvent les retirer. Faire bouillir l’eau n’est pas efficace et selon la Santé publique, l’eau embouteillée n’est pas une solution.

 

Des citoyens sont prêts à débourser une partie de la facture pour tester leur eau. D’autres ont proposé qu’un achat regroupé d’appareils filtrants soit offert pour les aider à traiter leur eau d’ici à ce que la source de la contamination soit identifiée.

 

Le maire ne veut pas alerter ses citoyens; il affirme qu’il boira son eau tant que tous les puits de la ville n'auront pas été testés.  Un vrai capitaine prêt à couler avec son navire.

 


Rétrospective des événements

 

Je reste estomaquée par le déploiement des événements. En mars, il n'y avait pas de restriction de consommation d'eau à aucun endroit au Québec; l’eau restait propre et sécuritaire. À la fin du mois d’octobre, boire l’eau du robinet devait se faire avec modération pour les citoyens de Sainte-Cécile-de-Milton. C’est à cause de la présence des PFOS et PFOA, une première connue au Québec. Qu’en sera-t-il de l’eau de nos robinets demain? Une fois qu’il y a présence de perfluorés, pouvons-nous retourner en arrière? Croyez-vous que ce qui arrive chez des voisins ne nous touche pas et que nous sommes à l’abri de ces contaminants?



Les PFAS qu’on peut toucher

 

Simon Guay, de la Direction eau potable, eaux souterraines et de surface du ministère de l’Environnement, soutient que l’eau potable ne représente pas une source importante d’exposition aux PFAS. Cherchez-les chez vous : poêles antiadhésives, aliments emballés, vêtements imperméables, soins esthétiques, etc.

 

Conseils pour limiter son exposition aux PFAS :

-Réduire l’utilisation de produits contenant des composés perfluorés;

-Limiter la consommation d’aliments dans des emballages à usage unique;

-Éviter l’achat de meubles, tapis et vêtements aux propriétés imperméabilisantes ou antitaches;

-Réduire la poussière à la maison;

-Éviter les produits de soins personnels comprenant des PFAS.

 

Source : Santé publique de l’Estrie

 

On ne peut pas éviter tous les contaminants. Devons-nous baisser les bras?

 

Je propose de prendre une petite bouchée à la fois pour réfléchir à notre consommation et changer progressivement nos habitudes de vie. Protégeons notre joyau, protégeons notre canton.


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