Le plaisir de vous informer



Mars 2020  

« L'humour et le rire »

par André Mathieu

Le rire est le propre de l'être humain; les animaux n'ont pas cette capacité, même si certains animaux ont des mimiques qui ressemblent au rire, l'humain a le monopole du rire.

 

On peut rire de plaisir, de satisfaction, de subtils mots d'esprit, de l'humour léger ou gras des professionnels du rire, ceux qui ont fait l'École nationale de l'humour et qui remplissent les salles de spectacles, au grand plaisir des centres culturels.

 

L'écrivain Frédéric Beigbeder, dans son roman L'homme qui pleure de rire, nous parle de...

Mars 2020

« Hommage à notre Mme météo »

par Catherine Bouffard


Récemment, Mme Jacqueline Pelchat-Bouffard, alias notre Mme météo, recevait un certificat de reconnaissance de la part d’Hydro-Québec pour ses quarante ans d’observations glacimétriques, c’est-à-dire du verglas.

 

Les données recueillies entre les mois d’octobre et d’avril, sont analysées et servent dans le calcul des charges de glace maximale lors de la réparation ou de la construction des lignes de transport d’énergie. Le responsable du réseau glacimétrique d’Hydro-Québec la remercie pour son travail remarquable et son assiduité tout au long de ces années.

 

Ce n’est pas tout ! Depuis 1974...

Le journal

Télécharger le dernier Reflet

en PDF en cliquant sur l'image

Éditorial du mois

Texte choisi du mois

Lire la suite...

Lire la suite...

Texte choisi - Février 2020


« Le dindon de la farce »

par Monique Théoret



Le sujet de cette chronique nous a été inspiré par Ghislaine Pezat suite à des photos de dindons sauvages prises chez elle. Gageons que plusieurs d’entre nous ont aperçu plus de dindons dans la nature que sur leur table.


Pour ma part durant les fêtes, je me suis rendue à la ferme avec ma famille. En route, comme je disais que nous devions être attentifs aux dindons sauvages, l’un d’eux a fait un vol plané juste devant le pare-brise. Surprise! Je me suis écriée :

« Ho! Un dondon! ». Ce lapsus nous a bien fait rire. Je me rappelle un autre hiver où je me suis presque mise en retard au travail en regardant cinquante-neuf dindons sauvages traversant la route en marchant.


Les troupeaux


Il est fréquent de les observer l’hiver parce qu’ils forment des troupeaux. Cela augmente leur chance de survie. Ils trouvent aisément un abri et de la nourriture. La proximité facilite les rencontres pour l’accouplement. Au début du printemps, c’est la période où le mâle fait la cour en glougloutant et en paradant la queue placée en éventail. Après la reproduction, c’est la dispersion printanière. C’est en cherchant un lieu pour installer le nid que les femelles découvrent de nouveaux habitats.

 

L’empreinte


Le nid est une simple dépression grattée dans le sol. Il est camouflé et recouvert de feuilles tant que la ponte de dix à douze œufs n’est pas complétée. L’incubation de la couvée dure de vingt-six à vingt-huit jours. Déjà des échanges vocaux ont lieu avec les poussins dans l’œuf. Cette communication leur apprend à répondre aux appels et elle synchronise l’éclosion. En moins de vingt-quatre heures les poussins sont prêts à suivre la femelle en picorant. L’empreinte, cette forme spéciale d’apprentissage, permet de reconnaître leur propre espèce. Ce développement social rapide a lieu dans les vingt-quatre heures, il est irréversible.

 

Croissance rapide


Le développement des poussins est rapide. Tant qu’ils sont recouverts d’un duvet jaunâtre, ils se nourrissent d’insectes, ce régime riche en protéines favorise la croissance. À huit jours ils volent, comme les adultes ils passent la nuit à l’abri perchés dans les arbres. Ils commencent à manger plus de végétaux et dès la huitième semaine s’installe la hiérarchie par le becquetage et les combats. La femelle garde un lien avec ses poussins jusqu’à cinq mois. Les juvéniles deviennent matures l’automne suivant leur naissance, leur espérance de vie n’est que de cinq ans.

 

Famille nombreuse 


Le dindon sauvage de l’Est (Meleagris gallopavo silvestris) est abondant dans son aire de distribution couvrant la partie Est de l’Amérique du Nord. Des cinq sous-espèces, c’est la plus nombreuse avec 4,2 millions d’individus. Fait amusant, l’une d’entre elles se nomme le dindon sauvage de Gould. Vous ne l’apercevrez pas ici, car il vit au Nord du Mexique et au Sud de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. Une sixième sous-espèce est disparue du Sud du Mexique, elle a été transportée en Europe par les conquérants et serait à l’origine de la dinde domestique. Lorsque les explorateurs l’ont vue, ils l’ont baptisée poule d’Inde.


Nouveaux territoires 


Lors de la colonisation, les coupes forestières et la chasse intensive ont causé le déclin du dindon sauvage. Historiquement, il n’y en avait pas au Québec. Au début du vingtième siècle, il avait disparu de l’Ontario et de plusieurs états américains. Dès les années 1930, la régénération du couvert forestier a favorisé son habitat. La réintroduction de spécimens a eu lieu en Ontario dans les années 1980. Les premières observations au Québec datent de 1976 et en 1984 la nidification a été confirmée. Les dindons sauvages d’ici proviennent de l’expansion des populations limitrophes.

 

Cohabitation

 

L’habitat du dindon sauvage est similaire à celui du cerf de Virginie. Ils partagent les aires d’hivernage et ils sont parfois perchés juste au-dessus de l’endroit où dorment les cerfs. Lorsque la neige est profonde, ils suivent les sentiers formés par le passage des cervidés. Durant la saison froide, leurs déplacements se font entre les milieux forestiers et agricoles. Les milieux ouverts comme les clairières sont fréquentés en d’autres saisons. Le point commun entre ces différents lieux est qu’ils sont toujours à proximité de la forêt et d’un point d’eau à jamais plus de deux cents mètres de distance.


Manger et être mangé

 

Les sources de nourriture varient selon la disponibilité : noix, baies, bourgeons, ramilles, fougères, trèfle, luzerne, insectes, grains résiduels, etc. Comme ils sont très visibles dans les champs, ils sont réputés saccager les cultures et contaminer la nourriture du bétail. Les ravages peuvent aussi avoir été causés par des nocturnes discrets, tels que les cerfs, les ratons laveurs, les rongeurs.

 

Adultes, ils sont la proie des lynx, coyotes, renards, pékans, oiseaux de proie. Les œufs sont mangés par les ratons laveurs, moufettes, corneilles, corbeaux. Malgré tout, les populations ne cessent d’augmenter. Depuis le début de la chasse printanière en 2008, le taux de réussite des chasseurs est de un tiers. Ses sens sont aiguisés, il réagit vivement. En 2019, 17 981 permis de chasse ont été vendus au Québec et 8 024 dindons ont été récoltés. Cette année devrait débuter une nouvelle période de chasse automnale. R



Dindons Jacqueline Pelchat.jpg
Dindons Jacqueline Pelchat.jpg
Dindons Daniel Pezat.jpg
Dindons Daniel Pezat.jpg
Dindons Daniel Pezat.jpg
Dindons Daniel Pezat.jpg