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Le plaisir de vous informer



Éditorial - Juin 2020

« COVID-19 »

par André Mathieu

Début

Les voyageurs nous ont rapporté le fameux coronavirus. De Chine, d'Iran, d'Angleterre, des autres pays européens déjà en avance sur cette pandémie, en nombre de malades. Tous les voyageurs ont été mis en quarantaine à leur retour au Canada, quand on a compris l'urgence d'agir mais, accueillis sans problèmes plusieurs jours avant : bienvenue au Canada, qu'on leur disait à leur arrivée, sans plus de précautions.

 

Il demeure incompréhensible que la Santé publique ait été alertée dès le 12 janvier et que M. Legault soit tombé de sa chaise seulement le 9 mars, donc une semaine après la semaine de relâche scolaire où, apparemment, tout le mal a pris naissance. C'est à ce moment que les rassemblements ...

Texte choisi - Juin 2020

« La nature... et le temps »

par Malois (Marcel Langlois)


On estime que la Terre, notre planète, s’est formée il y a environ 4,54 milliards d’années, à peu près en même temps que le système solaire.

 

Lentement, sa masse gazeuse, surtout de dioxyde de carbone, s’est condensée en une boule solide.

 

Bombardée de comètes, la planète s’est entourée de vapeur d’eau qui condensée, aussi, a donné les océans.

 

Une partie des gaz non solidifiés ont formé l’atmosphère.

 

Après sa formation, la Terre aurait mis  environ 740 millions d’années pour donner naissance à la première forme de matière vivante.

 

À nos yeux, ces mesures de temps sont immenses. Heureux les humains qui vivent cent ans (surtout s’ils le font en santé); alors, milliards, millions d’années…

 

Le journal

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Texte choisi - Décembre 2019


« La vie continue… autrement »

par Monique Théoret


L’hiver est-elle la saison morte ? En apparence seulement, car chaque être vivant développe des stratégies de survie aux conditions climatiques plus rudes. Des espèces s’adaptent au froid tandis que d’autres le combattent.

 

Allez! On se bouge!

 

Les animaux les mieux adaptés à l’hiver restent actifs. Étant avantagés par les changements survenant dans leur corps, ils hivernent. Pour nous déplacer facilement sur la neige, nous pouvons chausser des raquettes. Déjà chaussés pour la froide saison, le lynx du Canada et le lièvre d’Amérique s’enfoncent peu dans la neige. Les grands pieds du lynx sont recouverts d’un tapis de poils raides et comme le lièvre, il écarte les orteils pour élargir ses « raquettes ».

 

En plus de ses larges pattes arrière densément poilues, le lièvre subit une autre transformation. Son pelage change de couleur. Sa fourrure devient blanche suite aux variations saisonnières de la durée du jour et de la nuit. Étant une proie recherchée, il peut se camoufler dans la neige.

 

Pour faciliter la recherche de nourriture et les déplacements dans la neige, certaines espèces passent l’hiver en groupe. Tels les cerfs de Virginie (chevreuils), qui se groupent dans des ravages. Ils utilisent les sentiers battus et se mettent à l’abri des conifères. Ils se nourrissent de ramilles et d’écorce grâce à une bactérie spéciale facilitant leur digestion. Leur fourrure d’hiver est plus raide et longue; elle cache aussi un duvet chaud.

 

Quand on est plus petit, c’est difficile de garder sa chaleur; c’est pourquoi les souris et les campagnols demeurent sous la neige. Cette couverture isolante protège contre les vents glaciaux. Au lieu d’affronter une température de -40C, ils vivent  à -4C. Ils creusent des tunnels, emmagasinent de la nourriture et grignotent jusqu’au printemps.

 

Le sommeil et rien d’autre

 

D’autres animaux ont développé des stratégies inverses. À la place de chercher à garder leur corps au chaud, ils abaissent leur température corporelle. Cela va de pair avec la diminution de leur rythme cardiaque et respiratoire. Ils hibernent, c’est-à-dire que des réactions chimiques se produisant dans leur corps permettent leur survie sans qu’ils aient à se nourrir durant une longue période. Ils font plus que dormir, ils tombent en léthargie, les fonctions de la vie semblent suspendues.

 

La marmotte commune (siffleux) est le plus gros mammifère hibernant québécois. Son terrier est assez profond pour être sous le niveau du gel et la graisse accumulée nourrit l’animal. Sa température peut s’abaisser jusqu’à 3° C et les pulsations de son cœur passent de 80 à 5 par minute. La marmotte respire donc une seule fois par 5 minutes.

 

Le changement est encore plus marqué chez la chauve-souris, lorsqu’elle entre en état de torpeur. Au repos, son rythme cardiaque passe de 400 à près de 25 battements par minute. La température de son corps baisse de 36º C à environ 4 à 6º C.

 

C’est bien connu à Lingwick, plusieurs citoyens ainsi que le papillon monarque migrent vers le Mexique pour l’hiver. Toutefois, les autres espèces de papillons d’ici et beaucoup d’insectes profitent d’un de leurs stades de développement pour traverser l’hiver québécois. Les papillons se blottissent dans leur cocon, tandis que les sauterelles sont encore au stade d’œuf.

 

La stratégie de survie hivernale la plus étonnante est celle de la grenouille des bois. Son corps gèle littéralement l’hiver et

il dégèle au printemps. Elle s'enterre et

se laisse congeler, sa respiration et

sa circulation sanguine cessent.

Mais, avant que le sol de la forêt ne gèle,

son taux de sucre dans le sang doit augmenter

de 400 pour cent. Pour y arriver, son foie stocke

du glycogène. En circulant, la solution

de glucose (sucre protecteur) entoure

les parois cellulaires de la grenouille.

Les deux tiers de l’eau de son corps forment

des cristaux de glace sans abîmer les cellules.  


Au plus profond de l’hiver, rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls à braver l’hiver. Je vous laisse, à ce sujet, une question en suspens.

 

À votre avis, est-ce que l’ours noir hiverne ou hiberne? Prenez note que la réponse se trouve dans la chronique. R