Le plaisir de vous informer



Mars 2020  

« L'humour et le rire »

par André Mathieu

Le rire est le propre de l'être humain; les animaux n'ont pas cette capacité, même si certains animaux ont des mimiques qui ressemblent au rire, l'humain a le monopole du rire.

 

On peut rire de plaisir, de satisfaction, de subtils mots d'esprit, de l'humour léger ou gras des professionnels du rire, ceux qui ont fait l'École nationale de l'humour et qui remplissent les salles de spectacles, au grand plaisir des centres culturels.

 

L'écrivain Frédéric Beigbeder, dans son roman L'homme qui pleure de rire, nous parle de...

Mars 2020

« Hommage à notre Mme météo »

par Catherine Bouffard


Récemment, Mme Jacqueline Pelchat-Bouffard, alias notre Mme météo, recevait un certificat de reconnaissance de la part d’Hydro-Québec pour ses quarante ans d’observations glacimétriques, c’est-à-dire du verglas.

 

Les données recueillies entre les mois d’octobre et d’avril, sont analysées et servent dans le calcul des charges de glace maximale lors de la réparation ou de la construction des lignes de transport d’énergie. Le responsable du réseau glacimétrique d’Hydro-Québec la remercie pour son travail remarquable et son assiduité tout au long de ces années.

 

Ce n’est pas tout ! Depuis 1974...

Le journal

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Texte choisi - Septembre 2019


« Deux inconnues à Gould »

par Camille Lopes



Lorsqu’Éloïse et moi avons appris que nous étions officiellement engagées pour travailler sur la 6e édition de La nuit du pont couvert, on savait qu’on s’embarquait dans quelque chose de gros. Malgré l’inconnu que cela représentait, considérant que nous n’avions jamais vécu cette nuit unique en son genre, un sentiment d’être à notre place nous a rapidement envahies. Je me sentais appelée par cette opportunité, sans savoir pourquoi. Nous sommes arrivées à Gould le premier juin, sans jamais y avoir mis les pieds avant. Nous avons bien rempli l'auto de toutes nos choses, puis on se dirigeait vers notre nouvelle maison, le Town Hall. Le directeur de La nuit du pont couvert, Jonatan Audet, nous a ouvert les portes de cet endroit magique dont il était nouvellement propriétaire. Je peux vous dire que je n’ai pas souvent habité dans un hôtel de ville datant de 1903, avec des vaches en bonus dans la cour arrière. Il y a là-bas tout ce qu’il faut pour être heureux, c’est un lieu tellement chaleureux qu’on a envie d’y rassembler tous ceux qu’on aime.

 

Peu de temps a passé avant que l’on comprenne qu’en entrant dans ce projet, on entrait aussi dans une espèce de grande famille composée d’amis, d’enfants, de parents dévoués et investis dans leur communauté, des gens originaux, uniques, débrouillards, généreux de leur temps et artistes. À ce moment-là c’était le début, on commençait à peine à connaître toutes ces personnes qui allaient bientôt devenir nos amis. Chaque jour, on comprenait un peu plus quel lien unissait tel et telle, que lui est le chum d'elle, qu’elle est l’ex de tel, que tel n’est pas le père de ceux-là, mais que c’est tout comme. Des liens tissés tellement serrés entre chacun d’eux qu’à un certain moment, je n’essayais plus de comprendre, j’ai simplement réalisé que c’était de gros liens d’amour qui les unissaient tous.

 

Vient le temps où on se met au boulot : un festival, c’est énormément de travail. Les braves (Émilie Dostie et Jonatan Audet) avaient déjà commencé à travailler là-dessus depuis des mois. Éloïse et moi, on partait de loin pas à peu près. Nos deux mentors ont été essentiels. J’attaquais les tâches liées aux communications puis Éloïse se chargeait des tâches de production. Tout est allé très vite jusqu’au moment du dévoilement de la programmation de cette année; nous étions heureux de voir l’évènement se concrétiser. Ensuite, ce furent trois mois de travail, de recherches, de développement d’idées, de rencontres et de plaisir pour mettre au monde le tout. On sent le stress monter à une semaine ou deux de l’évènement, on court partout, on réunit les troupes qui sont fidèles au poste chaque année, une trop belle gang de bénévoles. Chaque détail compte à quelques heures de l’évènement et ce sont les habitués qui les remarquent : les organisateurs étaient en feu. Ils pensent à tout, pensent à tous, puis coordonnent comme des chefs. Le pont devient une fourmilière, si vide il y a quelques heures pour maintenant être une salle de spectacle, un piano-bar, un salon de coiffure, une usine à mosaïque, un lieu de rassemblement. L’édition de cette année a encore une fois été un succès. On pouvait apercevoir des sourires partout, les artistes se sont adaptés à la perfection à la magie du pont couvert, la musique était forte, on la sentait vibrer sur tout le terrain, les gens étaient tous ensemble dans le respect, dans le partage, dansant sur la musique des artistes qui étaient parmi nous cette année :

 

Benoit Paradis trio, Mimi Blais, Tchernish-Nicolas, Coyote Bill, Littérature et autres niaiseries, Poulin, We Are Wolves, Hugo Mudie and The White Goldens et Whydah.

 

Le lendemain, on réalise que tout s’est passé très vite, que La nuit du pont couvert est tout ce qu’il y a de plus éphémère. Il y a une grande satisfaction dans l’air, on prend notre temps pour déjeuner, discuter, réaliser que la fin de l’été approche déjà. Les trois derniers mois ont passé si vite, je n’avais jamais vécu quelque chose qui occupait tellement l’esprit que je ne voyais plus le temps avancer. On repart de Gould enrichies. Enrichies de nouvelles rencontres, de nouvelles connaissances et d’aptitudes. On a pris goût à la campagne, au calme qu’elle peut apporter, à la convivialité qui s’y installe. Je tiens à remercier Jonatan pour sa générosité et son ambition, Émilie pour ses conseils et sa présence rassurante, Éloïse pour son amitié et notre complicité, puis toutes les personnes uniques que nous avons croisées, ayant aidé de près ou de loin à la mise en œuvre de La nuit du pont couvert. R

 


Photos : Martin Mailhot - 24 août 2019