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Le plaisir de vous informer



Éditorial - Juin 2020

« COVID-19 »

par André Mathieu

Début

Les voyageurs nous ont rapporté le fameux coronavirus. De Chine, d'Iran, d'Angleterre, des autres pays européens déjà en avance sur cette pandémie, en nombre de malades. Tous les voyageurs ont été mis en quarantaine à leur retour au Canada, quand on a compris l'urgence d'agir mais, accueillis sans problèmes plusieurs jours avant : bienvenue au Canada, qu'on leur disait à leur arrivée, sans plus de précautions.

 

Il demeure incompréhensible que la Santé publique ait été alertée dès le 12 janvier et que M. Legault soit tombé de sa chaise seulement le 9 mars, donc une semaine après la semaine de relâche scolaire où, apparemment, tout le mal a pris naissance. C'est à ce moment que les rassemblements ...

Texte choisi - Juin 2020

« La nature... et le temps »

par Malois (Marcel Langlois)


On estime que la Terre, notre planète, s’est formée il y a environ 4,54 milliards d’années, à peu près en même temps que le système solaire.

 

Lentement, sa masse gazeuse, surtout de dioxyde de carbone, s’est condensée en une boule solide.

 

Bombardée de comètes, la planète s’est entourée de vapeur d’eau qui condensée, aussi, a donné les océans.

 

Une partie des gaz non solidifiés ont formé l’atmosphère.

 

Après sa formation, la Terre aurait mis  environ 740 millions d’années pour donner naissance à la première forme de matière vivante.

 

À nos yeux, ces mesures de temps sont immenses. Heureux les humains qui vivent cent ans (surtout s’ils le font en santé); alors, milliards, millions d’années…

 

Le journal

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Texte choisi - Mai 2020


« Stress de déconfinement »

par Catherine Bouffard



Depuis la mi-mars, on nous a répété à maintes reprises de rester chez nous pour éviter de propager le coronavirus de la COVID-19. Nous avons bien écouté les recommandations pour la plupart d’entre nous. Certains, se sentant trop isolés ou téméraires, les écoutaient plus ou moins. Peut-être qu’ils n’avaient pas aussi peur que d’autres. Puis vers la mi-avril, on nous annonce qu’il va y avoir un déconfinement en mai, que les écoles vont rouvrir leurs portes. On nous dit qu’il faut sortir de chez nous et respecter la distanciation de deux mètres. Les téméraires sont contents, mais les personnes qui ont développé un grand sentiment de peur face au COVI-19 sont beaucoup plus réticentes à sortir de leur maison. C’est que certaines personnes ont une plus faible résistance au stress. Et c’est la capacité de gérer ce stress qui fait la différence des uns et des autres.

 

Le stress et la peur

 

Un article paru le 20 avril 2020 du CESH (centre d’études sur le stress humain) a mis en lumière ces faits.

 

Il donne en exemple une expérience de laboratoire, faite selon une procédure acceptée au préalable par le comité d’éthique de la recherche. Il mentionne que si on place un rat dans une cage dans une pièce peinte en bleu, le rat demeure tranquille. Par contre, si un choc électrique est administré, le rat va développer un comportement de stress extrême et de peur. Si, quelques jours plus tard, le rat est placé dans une cage dans une pièce peinte en jaune, et que rien ne lui soit fait, le rat sera tranquille. Et si l’on replace le rat dans la pièce peinte en bleu, sans que rien ne lui soit fait, le rat aura un comportement de stress extrême et de peur. Il aura associé la pièce peinte en bleu au choc électrique qu’il a reçu la première fois. Dans le cerveau du rat, on a instauré un conditionnement de peur, qui s’est fait dès le choc électrique.

 

C’est un peu ce que la pandémie du COVID-19 a créé chez plusieurs. À la première annonce de distanciation sociale (physique), sous peine d’augmenter les risques d’attraper le virus qui peut être mortel, le sentiment de peur et de stress s’est déclenché pour plusieurs. Cette peur est un élément naturel de survie. Si nous sommes face à un tigre, nous n’aurons pas 100 chances de vérifier qu’un tigre peut être dangereux.

 

Le déconfinement

 

Le fait de devoir se déconfiner peut aussi être stressant. Pour celles et ceux que ça stresse beaucoup, ils auront besoin de plus de temps, de plus d’informations sur leur sécurité pour pouvoir sortir de la maison. D’où l’importance d’effectuer un déconfinement progressif pour que ces personnes se sentent en sécurité et aussi pour éviter une deuxième vague de propagation du virus.

 

Alors, nous devrons être compréhensifs les uns envers les autres. Ça ne sert à rien de juger ceux ou celles qui veulent aller trop vite ou ceux ou celles qui ont de la réticence à revenir à une vie plus normale. Il existe de grandes différences individuelles dans les réactions au stress et à la peur. C’est la nature humaine.

 

Avant la venue de la COVID-19, nos interactions sociales n’ont pas créé ce sentiment de peur. Mais il y a de fortes chances qu’à partir de maintenant, nous ne voyions plus les  rassemblements de la même façon.

 

Bon déconfinement, chacun à son rythme ! R


 « Pour réussir à se déconfiner sans trop de stress, ces personnes devront lentement s’exposer à des interactions sociales et réapprendre que ces expositions ne sont pas l’équivalent d’une mort certaine.  Et ce sera à force de réapprendre que les interactions sociales ne sont pas dangereuses que celles-ci pourront vivre un déconfinement sans trop de stress. »

Extrait de l’article Stress de déconfinement

 

Source :

Centre d’études sur le stress humain

https://www.stresshumain.ca/stress-deconfinement/




Crédit photo :

Centre d’études sur

le stress humain.