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Le plaisir de vous informer



Éditorial - Décembre 2020  

« Les élections passées... »

par André Mathieu

Le président de nos voisins se laisse tirer le bras avant de passer les pouvoirs à M. Biden. Retournons en arrière de cinq semaines et le comportement de Trump est normal, c'est celui d'un enfant gâté qui n'obtient pas ce qu'il veut. Nous avons été avertis que l'élection était truquée, si Trump devait quitter la présidence, bien entendu. S'il était réélu, l'Amérique serait sauvée pour

encore quatre ans, et même plus, Trump s'imaginant  prolonger son règne jusqu'à… lui seul le sait. La COVID-19, c'est de la vieille histoire pour lui; sa manie d'oublier et de mentir à répétition, on la connaît.

Soyons honnêtes, qui n'a pas eu un frisson au soir du...

Texte choisi - Décembre 2020

« Four à pain traditionnel »

par Daniel Audet

Malgré le froid du 3 octobre dernier, quatre bénévoles, deux employés de la municipalité et un expert en four à pain, se rencontrent sous le grand chapiteau du Marché de la petite école.

Une semaine avant, notre expert, Pierre Nadeau de la compagnie Terra-Kama, était venu faire le support en blocs de ciment du futur four à pain.

Neuf heures du matin, les employés de la municipalité, Casey Sylvester et Pascal Sévigny, avec l’aide de Pierre Nadeau et Sylvain Ross, travaillent à installer la dalle de béton sur les blocs de ciment sur laquelle reposera le futur four à pain.

Une fois la dalle en place, le travail des bénévoles commence. Daniel Gendron s’occupe de faire l’adobe (un mélange de sable, d’argile, de chanvre et d’eau) dans un grand mélangeur à ciment. Un gros merci à Sébastien Alix de la ferme...

Le journal

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Texte choisi - Mai 2020


« Stress de déconfinement »

par Catherine Bouffard



Depuis la mi-mars, on nous a répété à maintes reprises de rester chez nous pour éviter de propager le coronavirus de la COVID-19. Nous avons bien écouté les recommandations pour la plupart d’entre nous. Certains, se sentant trop isolés ou téméraires, les écoutaient plus ou moins. Peut-être qu’ils n’avaient pas aussi peur que d’autres. Puis vers la mi-avril, on nous annonce qu’il va y avoir un déconfinement en mai, que les écoles vont rouvrir leurs portes. On nous dit qu’il faut sortir de chez nous et respecter la distanciation de deux mètres. Les téméraires sont contents, mais les personnes qui ont développé un grand sentiment de peur face au COVI-19 sont beaucoup plus réticentes à sortir de leur maison. C’est que certaines personnes ont une plus faible résistance au stress. Et c’est la capacité de gérer ce stress qui fait la différence des uns et des autres.

 

Le stress et la peur

 

Un article paru le 20 avril 2020 du CESH (centre d’études sur le stress humain) a mis en lumière ces faits.

 

Il donne en exemple une expérience de laboratoire, faite selon une procédure acceptée au préalable par le comité d’éthique de la recherche. Il mentionne que si on place un rat dans une cage dans une pièce peinte en bleu, le rat demeure tranquille. Par contre, si un choc électrique est administré, le rat va développer un comportement de stress extrême et de peur. Si, quelques jours plus tard, le rat est placé dans une cage dans une pièce peinte en jaune, et que rien ne lui soit fait, le rat sera tranquille. Et si l’on replace le rat dans la pièce peinte en bleu, sans que rien ne lui soit fait, le rat aura un comportement de stress extrême et de peur. Il aura associé la pièce peinte en bleu au choc électrique qu’il a reçu la première fois. Dans le cerveau du rat, on a instauré un conditionnement de peur, qui s’est fait dès le choc électrique.

 

C’est un peu ce que la pandémie du COVID-19 a créé chez plusieurs. À la première annonce de distanciation sociale (physique), sous peine d’augmenter les risques d’attraper le virus qui peut être mortel, le sentiment de peur et de stress s’est déclenché pour plusieurs. Cette peur est un élément naturel de survie. Si nous sommes face à un tigre, nous n’aurons pas 100 chances de vérifier qu’un tigre peut être dangereux.

 

Le déconfinement

 

Le fait de devoir se déconfiner peut aussi être stressant. Pour celles et ceux que ça stresse beaucoup, ils auront besoin de plus de temps, de plus d’informations sur leur sécurité pour pouvoir sortir de la maison. D’où l’importance d’effectuer un déconfinement progressif pour que ces personnes se sentent en sécurité et aussi pour éviter une deuxième vague de propagation du virus.

 

Alors, nous devrons être compréhensifs les uns envers les autres. Ça ne sert à rien de juger ceux ou celles qui veulent aller trop vite ou ceux ou celles qui ont de la réticence à revenir à une vie plus normale. Il existe de grandes différences individuelles dans les réactions au stress et à la peur. C’est la nature humaine.

 

Avant la venue de la COVID-19, nos interactions sociales n’ont pas créé ce sentiment de peur. Mais il y a de fortes chances qu’à partir de maintenant, nous ne voyions plus les  rassemblements de la même façon.

 

Bon déconfinement, chacun à son rythme ! R


 « Pour réussir à se déconfiner sans trop de stress, ces personnes devront lentement s’exposer à des interactions sociales et réapprendre que ces expositions ne sont pas l’équivalent d’une mort certaine.  Et ce sera à force de réapprendre que les interactions sociales ne sont pas dangereuses que celles-ci pourront vivre un déconfinement sans trop de stress. »

Extrait de l’article Stress de déconfinement

 

Source :

Centre d’études sur le stress humain

https://www.stresshumain.ca/stress-deconfinement/




Crédit photo :

Centre d’études sur

le stress humain.